04 octobre 2009

A night in Tunisia

Il est parti, ses départs doivent avoir un air banal, il ne fait que ça quand je l'ai connu, des interminables aller-retours, une nuit à Isanbul, un déjeuné à Stockholm, un cours à donner à Nairobi, une conférence à Abu Dhabi, petite escale à Paris, il saute dans un autre avion et repart vers une autre ville, Abidjan, Londre, Le Cap, Franckfort, Dubai, on ne sait jamais... Tunis peut être, pour l'amour de mes yeux!!

Il passe comme un doux rêve, effleure mon visage comme un papillon, et repart, et je dois absolument l'attendre sagement, je n'ai pas le choix d'ailleurs, je l'attends pour l'amour de ses yeux!

Le vide, j'essaye de le combler avec des souvenirs, de préférence il n'en fait pas partie sinon ce sera insupportable, ce soir je pense à une soirée, du jazz, Manda Djinn, ce 9 septembre, à Tunis, chantant l'un des masterpieces, the interlude, "A night in Tunisia" de Dizzy Gillespie, "route 66", du gospel sans choeur pour me décevoir, "Scandalise my name", "happy day", ou encore "Lady day", en hommage à Billy Holiday, autre hommage à Sara Vaughn, une agréable soirée pour le public, une soirée comme les autres pour moi, j'y étais seule et je ne pensais qu'à lui...

The moon is the same moon above you
Aglow with its cool evening light
But shining at night, in tunisia
Never does it shine so bright

Je souhaite tant qu'il reste, Each wonderful night in tunisia, des nuits magnifiques quand il vient, des nuits glaciales quand il part....

 

A Night In Tunisia, Ella Fitzgzerald


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02 octobre 2009

Détective Conan

404496734_small.jpgL'une des mangas les plus populaires au monde, de Gōshō Aoyama, inspiré par Arthur Conan Doyle, Maurice Leblanc, Edogawa Ranpo, Agatha Christie, George Simenon, et autres as du polar, ce mangaka a fait venir au monde un petit personnage prodige, intelligent et très drôle, l'un de mes préférés petits choux animés, car "il n'y a jamais qu'une seule vérité", sa phrase culte. on peut voir quelques épisodes sur ce lien http://www.wat.tv/video/detective-conan-episode-93-s3p5_r..., et voici un morceau de la bande originale.


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22:49 Publié dans D'Art | Commentaires (0)

Cher sommeil

Le sommeil refuse de m'enlacer, j'écoute Tchaikovsky et je m'efforce à oublier tout le monde, Tchaikovsky, Swan Lake, op 20, acte II, scène 1, Swan Lake, dance of the "fee-dragee", "Swan dance", le grandiose Lac des Cygnes, un petit bout de rêve commence à se faufiler, comme Odette je plane au dessus du chateau, le château, Neuschwanstein Castle, le majestueux château de Baviére, le nouveau rocher de la cygne, un époustouflant château de contes de fée, du broyard, une petite lune, de la neige, le sommeil me berce, je ne pense plus à personne, je ne sens plus rien, rien que "le plaisir de s'enfoncer dans les eaux noires du rêve, croyant qu'on en reviendra toujours". [Stéphane Audeguy]

Je me noie, j'oublie, je m'endors.

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Neuschwanstein castle Bavaria

03:06 Publié dans Au fil du temps | Commentaires (0)

01 octobre 2009

Je t'aime et je me tais

Ce soir je me trouve incapable de lui dire je t’aime, ce n’est point parce que je ne le suis pas, quelqu’un a dit qu’on ne s’aime vraiment que si on arrête de se le dire, je me rappelle d’une lettre, cette lettre :
                                                                                                                                                              14 Février 2009
« C’est une paranoïa ici, c’est la Saint Valentin, l'on dirait tout le monde est amoureux !
J’ai passé la semaine à faire les tours des boutiques avec mes amies pour choisir des cadeaux pour leurs compagnons. J'ai réalisé que je ne t'ai jamais fait de cadeaux!
Et c'est parce que je ne trouve pas un qui peut te plaire, vraiment je ne sais pas, je trouve de belles idées pour les filles mais quand je me demande qu'est ce que je peux choisir pour toi je me bloque!!
Je ne fais qu'écrire des messages, des lettres, un vrai carnaval de mots, de couleurs, de folies qui encombrent ta boite, elles ont pris des cadeaux juste pour faire comme tout le monde, pour la coutume, pour ne pas être déphasées, elles iront diner en tête à tête, mais aucune d'elles n'est vraiment autant amoureuse que moi, pourtant moi je serai la seule qui reste bien seule!
Tu devrais remarquer que je t'écris de moins en moins, je manque de mots j'ai l'impression d'avoir presque tout dit... je vais peut être faire comme Nietzsche et me mettre à m'envoyer des lettres de ta part, ça t'épargnera mes coups de tête!
Depuis que je t'ai aimé les fêtes me font flipper, entourée de dizaines de gens qui ne m’entourent pas, je dévisage ces gens cherchant ton cher visage, comme si t'allais jaillir de nulle part juste pour me dire je suis là à tes côtés, comme si j'allais sentir ton souffle dans le creux de mon cou, souvent je me perds dans mes pensées en pleine foule tout devient calme je n'entends plus rien que les battements de mon cœur, je t'imagine, je t'invente, je te dessine, je languis, et je me réveille, le cœur alangui, je me trouve dans une boule en verre, présente en chaire et en os, le cœur voguant dans un autre univers, c'est toi mon unique belle histoire, on a beau tout rêver, tu dépasses le rêve!
Tu ne peux jamais saisir à quel point je me sens seule, terriblement seule, j'ai comme un trou noir dans ma vie, comme si mon âme m'a quittée, pourtant je sors et je vois du monde et je passe du temps, au tréfonds de moi une petite fille aveugle qui se fait perdre l'ouïe par une bombe, j'ai du mal à te faire comprendre ce que je sens vraiment, ou à quel point je t'aime, d'ailleurs ce mot commence à m'écœurer, c'est la définition de mon existence: qui suis je?? Un être qui vit pour t'aimer!! Ça te fait peur?? J’ai très peur moi-même, de tomber malade d'amour, de devenir obnubilée, de ne plus jamais guérir.
Mais tu es l'homme que j'admire, l'air que je respire, mon amour... et comme on dit, j'ai tout pris de toi jusqu'au sens du frisson. Je ne te demanderai pas d'être le mien, ni de faire des miracles pour moi, je n'aurai tant de chance que quand tu m'aimeras, tes mains sur ma peau valent perles et diamants. »

Enfin j’ai choisi un cadeau, que j’aime, et j’ai brisé les quelques milliers de kilomètres qui nous séparent, ce matin là il a reçu dans son bureau une douzaine de roses blanches, il a dit plus tard que tellement elles étaient blanches que les bouts des pétales semblent verts, expéditeur inconnu, mais il a su que c’était de ma part, c’était mon message :


« Rita Hayworth était une mordue de voyages, dans toutes les villes du monde là où elle débarque son prince Ali Agha khan a pu embellir ses matinées par de magnifiques bouquets de fleurs, je pense que même son alzheimer n’a pas pu ternir l’éclat de ces joyaux vivants.
Et moi mon cœur si j’aurais ce même pouvoir j’inonderai tes jours d’amour et de fraicheur, mais tout ce que j’ai à t’offrir c’est ma passion un absolu désir que je ne peus jamais combler simplement parce que ton absence le nourrie. J’envierai ces fleurs quand tes mains les toucheront, serai je un jour ta fleur unique ? »

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28 septembre 2009

Mon émouvant amour

Si je reprends mon ancienne habitude de lui écrire des lettres, je reprendrais par la suite toute la cascade d’habitudes qui s’en suit, surtout ce lourd chagrin qui m’empêche de respirer, des qu’il s’éloigne.

 Cet après midi, j’étais presque qu’aux nuages, ou je l’étais assurément, quand on est aux nuages on a l’impression de flotter on est entouré de leur blancheur fraiche, du coup on ne voit plus leur contour et leur forme, on dit qu’on y est presque sans réaliser qu’en réalité on est plein dedans, on était la bas cet après midi.

Légère, épanouie, heureuse, enfin du bonheur doux comme un bonbon fruité qui fond lentement sur la langue, et répand dans la bouche son gout sucré, tel était notre bonheur, j’ai fermé les yeux fortement, pour tatouer son visage dans mes pupilles, je savais que le bonheur est éphémère, que le soir dans mon petit lit vide, je vais fouillé ma mémoire pour l’évoquer, et je n’aurais que l’amertume de ma salive, hier encore j’étais dans ses bras, ce soir je rase les murs, j’aurais un autre bonbon certainement, toutefois, il me manque ce bonheur, intense, et j’ai peur surtout que je m’y habitue, le sevrage sera dur, et c’est justement cette habitude que j’ai cru être capable de m’en débarrasser, l’habitude de m’habituer à sa présence, comment pourrai je simplement ignorer tel bonheur qui m’envahit à sa simple vue ? Comment serons nous capables de nous maîtriser quand chacun aime l’autre plus que l’autre, on se bousille on s’abime on se brûle au minuscule contact, on se dispute,  on se blesse… mais on s’aime.

Jaloux et convoités, on s’attire, on attire les autres,  on s’affole, on se ressemble si fort au point de refuser de l’admettre parfois, comme quand au réveil, on regarde sa propre image nu dans un miroir, on fait généralement ce grimace de terreur et en s’éloigne rapidement, sans pour autant se mépriser, on continu à aimer sa personne, on continu à s’aimer de plus en plus fort.  

J’avais l’habitude de lui écrire et je crains la reprendre, j’ai fait ce blog pour écrire à lui sans qu’il lise, cependant je lui ai filé le lien, mon unique faible cet homme ! Mais il n’a jamais regardé, et ça m’a poussé à parler, et c’est ce qu’il préfère de loin!

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24 septembre 2009

Sorrows of wingless sparrows

Justement, ce besoin d’écrire, urgent, m’empêche de dormir, un besoin  astreignant, qui endolori si on l’ignore, tout comme manger ou pisser ou vomir, vital !

Mais pour écrire quoi ? Un baffouage ?  Et je cherche… profondément je me sens déçue, je refoule  mes larmes, je retiens mes hoquets, à peine, rien de si dramatique, seulement il me manque, atrocement, et quand je le vois je le fuis, suis-je normale ?? Presque ! 

Lui, exigent comme un roi, moi piètre comme un moineau aux ailes coupées, et je me colle des plumes volées pour sauver ma fierté, quand sa voix annonçant son arrivée devant chez moi, fait fondre la cire de mes plumes, moi je tourne le dos, j’érafle mon exaltation, j’omets mon besoin urgent de me jeter dans ses bras, peu m’importe ce qu’il en pense, je suis maîtresse de mes émotions !!

Pure illusion, c’est lui le maître de mes émotions, c’est lui mon maître, je suis sur sa main comme ce moineau mesquin, je suis assoiffée,  affamée,  tout ce qu'il me donne me parait si peu, la gourmandise est un pêché, certes, mais la faim, « la faim humilie, la faim avilit, la faim vous fait oublier votre famille, vos amis, vos proches, la faim vous transforme en monstres » dit Malika OUFKIR, moi j’ai toujours faim, moi j’ai faim de lui, l’assouvir ce n’est pas mon soucis, je m’épuise à la dissimuler sous cet air désinvolte qui frôle l’insolence, je repousse  toute chance de craquer et me soulager parce que je suis malade d’orgueil, et mes pêchés s’entassent !  

Je suis tel un moineau sans ailes qui se prend pour un  paon, le paon est dénué de ses plus belles plumes,  et le chagrin persiste.

 

 PS: j'ai enfin trouvé un titre à mon livre que je n'ai pas encore écris, sorrows of wingless sparrows! pourtant il n'y a que moi, seul sparrow.

 

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22 septembre 2009

Beetlejuce

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Beetlejuce,  "jus de cafard", dans le monde des morts, série de dessins animés des années 1990 diffusée sur France2 ou Canal+, je ne sais plus où est ce que je l'ai vu, j'avais dix ans ou presque, j'ai adoré cette ambiance gothique, drôlement sinistre, les personnages fofolles, complétement barges, l'araignée Ginger, (partenaire de Fred Astaire!!), danseuse de claquette, Lidya la jeune fille vivante, aux paupiéres mauves, Beetlejuce aux chaussettes qui puent, à l'odeur verte qui tue, à la dégustation des cafards, sa maison sur la colline, de l'horreur comique, une série qui a marqué mon enfance, la simple vue des photos me fait vibrer, tel La famille Adams, La princesse Shéhérazade, Lucky Luc, Tom et Jerry, et pleins pleins d'images creusées dans ma mémoire, Beetlejuce j'ai oublié son nom, ses amis, mais pas son costume rayé, ses cafards, et la dernière scéne du générique, il tombe raid mort et porte une fleur blanche sur son torse, Beetlejuce je l'ai cherché sur les forums, après un bon bail, je l'ai trouvé.
J'étais frappée par le nombre de personnes qui cherchent comme moi, une série oubliée, avec quelques indices maigres, on a tous regardé des dessins animés, on a aimé certaines séries, mais à un age relativement jeune, on se rappelle que de quelques scénes floues, crépues, des flash, des noms tordus tel qu'on les a percu enfants, et on essaye de trouver a tout prix un petit fil qui nous conduit à la belle époque de l'insouciance, sincérement j'ai pleuré quand j'ai trouvé Beetlejuce, j'ai recollé un petit morceau au grand puzzle de mon histoire personnelle, et les dessins animés, je n'arrête pas de craquer pour certains, Détective Conan, Oggy et les trois cafards, Magic-school-bus, les Pokémons.... le matin avec un pti'dej au lit rien que du bonheur!
En écrivant ceci, en me rappelant d'une ancienne note "Cucarachas" j'ai remarqué que j'ai un faible pour les... cafards!

 

20 septembre 2009

De l'art coréen

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''L'art contemporain coréen à Tunis'', une exposition collective qui se tient du 1er au 30 septembre 2009, au musée de la ville de Tunis (palais Kheireddine),avec la participation de 6 plasticiens coréens, j'ai passé jeter un coup d'œil rapide, après ma déception, ce soir là j'ai voulu voir des films animés au jardin du palais, "Ambouba" (court métrage) et "Les triplettes de belleville" (long métrage), mais la projection a été annulé pour une raison que j'ignore, bref de l'art coréen, j'ai apprécié le travail de Bahk Seon-Ghi, il met en exergue la méthode de suspension du charbon afin d'introduire les effets de troisième dimension dans ses oeuvres, ce même artiste a décidé de créer une œuvre spéciale, mesurant plus de trois mètres, et de l'installer sur la voute du palais Kheireddine, en hommage à l'amitié tuniso- coréenne.
J'ai aimé surtout le travail du photographe Kim Jung-Man qui exprime en noir et blanc, dans son œuvre ''costume du vent'', la beauté traditionnelle de la femme coréenne. Et c'est cette même photo qui décore l'invitation à l'exposition.
L'importance du tableau réside dans la dynamique poétique et le potentiel artistique expressif, vivant et communicatif que le peuple coréen considérait depuis toujours comme force primordial de l'art.
source: TAP

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18 septembre 2009

Attendre ce n'est pas tendre!

 Je suis ici, j’attends depuis le matin, plus que quinze heures se sont écroulées, et moi chez moi, seule avec moi, j’attend qu’il aura du temps pour moi, et que c’est contraignant de voir le temps refuser de rouler plus vite, même pas normalement, «  Tu as l’éternité et l’instant, quelle importance, dit Maalouf, Le temps est l’hameçon des ténèbres, ne te laisses pas leurrer… », impossible de ne pas me leurrer, quand le temps et les autres complotent pour que je ne le vois pas aujourd’hui, lui et moi dans la même ville enfin, et que je souffre d’attendre, je me suis montrée patiente, bien sage, je pourrais attendre encore des heures si j’aurais la certitude qu’il viendra à la fin, mais il ne vient pas, il me l’a apprit…le soir.

Ma patience ne s’est pas récompensée, ni gratifiée, même pas remerciée ni regrettée, et me voilà alertée depuis le beau matin, un autre matin va bientôt naitre et je me bats pour dormir, j’ai bu beaucoup de thé,  j’ai même bu du café, ce que je fais rarement,  et bêtement, parce que si j’ai arrêté d’attendre un peu tôt, j’aurais au moins pensé qu’au lieu de sortir voir ce spectacle qui porte mon prénom ( à vocation soufi l’on dit !) j’aurais prévoir mon sommeil troublé par tant de stimulants, j’aurai aussi pensé que dormir sera mieux qu’attendre, au moins je m’échappe à l’ironie de voir le temps se moquer de moi, ou de penser qu’il passe ce maudit temps avec des autres !!

Je suis terriblement râleuse, pourtant un simple mot de sa part sera capable de me faire taire, je ne lui en veux pas réellement, je me sens tellement mal au point de souhaiter qu’il reparte et me laisse tranquille, de toute façon il est absent pourtant à côté ! J’ai décidé de ne pas pleurer cette fois, mais il parait fort probable que je changerai d’attitude, et je ne ferai que ça tout au long de son séjour (pas si long que j’en songe), et pour finir une tisane et « Les jardins de lumières » pourvu que mon cerveau épuisé se lasse et sombre dans un oubli obscure.

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17 septembre 2009

Emotions... ma chaire!

Emotions ! Quand est ce que j arrêterai d’avoir des émotions ?  C’est fatiguant c’est ennuyeux !! Quand on éprouve en même temps un torrent d’émotions contradictoires, la famille, les amis, l'amour, les gens, tous prodiguent des  émotions, personne ne passe dans ma vie sans m’affliger des émotions je dois avouer que c’est de ma faute je suis sensible, ma prof d’anglais me l’a dit un jour en classe de deuxième année,  « You are so sensitive  that is your strenth » avait elle raison ??  aussi le genre de relations que je partage avec les autres est particulièrement profond, pourtant souvent ceci a l’air d’être superficiel, je me trempe dans les sensations jusqu’aux os, avec soif, avec cette folle rage des gens qui passent par  une ville inconnue pour peu de temps,  ils ne dorment plus ils ne se reposent plus, ils n’ont pas le temps pour s’asseoir, ils veulent voir le maximum, découvrir connaître la ville, toucher son « cœur » sa quintessence, ils la mémorisent avec tous leurs sens, ils apprécient tout même ses poubelles et ses clochards, parce qu’ils savent qu’ils partent rapidement qu’ils n’auront pas pour longtemps, qu’ils n’ont pas du temps pour s’y installer pour se faire des amis pour s’attacher pour changer des choses ou même pour laisser une trace si mince soit elle, ils passent rapidement de ville en ville comme moi j’erre dans cette vie, à en juger de l’intensité de ma rage, mon attention la manière avec laquelle je l’observe, les choses que je découvre, les passants que je rencontre, je me trouve comme ses éternels voyageurs, sans même bouger de cette ville, je suis tout comme eux, ceux qui viennent et qui partent comme des étoiles filantes dans un ciel d’été, je suis consciente qu’à ce rythme, je dois bientôt partir moi aussi, d’ailleurs je le sens au tréfonds de moi, c’est pour bientôt, comme tout le monde le sens, et comme personne ne le dit à personne, on quitte la ville l’un de ces jours, sans dire adieu aux passants, emportant sa curiosité de voire d’autre villes, sa peur de l’inconnu, sa soif de l’aventure, son amertume de laisser derrière quelques affaires suspendues quelques passants remarquables, quelques coins de la ville toujours inaccessibles, enfin c’est ça une vie, c’est une ville qui n’appartient jamais à personne, tous ceux qui partent n’en gardent que des souvenirs, reste à faire un effort pour en avoir de bonnes, seul compagnon de route.  


 

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16 septembre 2009

Plus vide la vie

Micheal Jackson, Edward Kennedy, Willy Ronis, Patric Swayze, des personnages talentueux de la grande comédie de la vie, se retirent de la scéne l'un après l'autre, tous en cette années de 2009, que Dieu bénisse leurs âmes! Que la mort prendra une pose jusqu'à l'année prochaine!


 

16:20 Publié dans Au fil du temps | Commentaires (0)

05 septembre 2009

L'île de Chikli

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La petite île de Chikli, aussi connue sous le nom de Chekla est une réserve naturelle au milieu du lac de Tunis, situé dans une lagune de faible profondeur unie à la mer, dominée par une forteresse espagnole "Saint- Jacques" qui date du XVIe.
 
L'accés à l'île est  reglementé, il faut demander une autorisation, la seule issue coté terre, c'est à La Goulette (station Goulette Casino du TGM), il y'a une route qui part en plein milieu du lac où il y a un poste de garde nationale, il faut un bon marcheur pour pouvoir taper les 8 Km en aller et retour, toutefois, il est possible de louer un bateau du club nautique des berges du lac et à l'occasion avoir une visite guidée, avec un spécialiste des oiseaux et historien. 
 
 

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04 septembre 2009

Films tunisiens

C'est une  liste de films tunisiens classés selon leur année de sortie en salles à partir de 1966, en mentionnant le réalisateur.

1966 : L'Aube (Omar Khlifi)
1968 : Le Rebelle (Omar Khlifi)
1968 : Mokhtar (Sadok Ben Aïcha)
1969 : Khlifa le teigneux (Mahmoud Ben Halima)
1969 : Om Abbes (Ali Abdelwahab)
1969 : Sous la pluie de l'automne (Ahmed Khchine)
1970 : La mort trouble (Claude d'Anna et Férid Boughedir)
1970 : Une si simple histoire (Abdellatif Ben Ammar)
1970 : Les Fellagas (Omar Khlifi)
1971 : Yosra (Rachid Ferchiou)
1972 : Et demain... ? (Brahim Babaï)
1972 : Sourakh (Omar Khlifi)
1972 : Au pays du Tararanni (Férid Boughedir, Hedi Ben Khlifa et Hammouda Ben Halima)
1972 : Ommi Traki (Abderrazak Hammami)
1973 : Sejnane (Abdellatif Ben Ammar)
1974 : Les enfants de l'ennui (Rachid Ferchiou)
1975 : Les Ambassadeurs (Naceur Ktari)
1975 : Fatma 75 (Salma Baccar)
1976 : Soleil des hyènes (Ridha Béhi)
1977 : Le mannequin (Sadok Ben Aïcha)
1978 : Un ballon et des rêves (Mohamed Ali Okbi)
1978 : La noce (Troupe du nouveau théâtre)
1978 : Deux larrons en folie (Ali Mansour)
1979 : Mon village (Mohammed Hammami)
1980 : Aziza (Abdellatif Ben Ammar)
1982 : La ballade de Mamelouk (Abdelhafidh Boussida)
1982 : L'Ombre de la terre (Taïeb Louhichi)
1982 : Traversées (Mahmoud Ben Mahmoud)
1982 : La trace (Nejia Ben Mabrouk)
1984 : Les baliseurs du désert (Nacer Khémir)
1984 : Les anges (Ridha Béhi)
1985 : Le Défi (Omar Khlifi)
1986 : L'Homme de cendres (Nouri Bouzid)
1986 : Sabra et le monstre de la forêt (Habib Mselmani)
1986 : La coupe (Mohamed Damak)
1988 : Les Sabots en or (Nouri Bouzid)
1988 : Champagne amer (RidhaBéhi)                    

1988 : Le cri étouffé (automne 86) (Rachid Ferchiou)
1988 : Arab (Fadhel Jaziri et Fadhel Jaïbi)
1989 : Layla ma raison (Taïeb Louhichi)
1989 : Le collier perdu de la colombe (Nacer Khémir)
1989 : La nuit de la décennie (Brahim Babaï)
1990 : Cœur nomade (Fitouri Belhiba)
1990 : Halfaouine, l'enfant des terrasses (Férid Boughedir)
1990 : Barguellil (Ali Labidi)
1991 : Poussière de diamant (Fadhel Jaïbi et Mahmoud Ben Mahmoud)
1992 : La guerre du Golfe... et après ? (Nouri Bouzid, Elia Suleiman, Borhan Alaouie, Nejia Ben Mabrouk et Mostapha Derkaoui)
1992 : Bezness (Nouri Bouzid)
1992 : Les zazous de la vague (Mohamed Ali Okbi)
1992 : Le sultan de la médina (Moncef Dhouib)
1994 : Les Silences du palais (Moufida Tlatli)
1994 : Les hirondelles ne meurent pas à Jérusalem (Ridha Béhi)
1994 : Échec et mat (Rachid Ferchiou)
1995 : La Danse du feu (Salma Baccar)
1995 : Un été à La Goulette (Férid Boughedir)
1996 : Essaïda (Mohamed Zran)
1997 : Tunisiennes (Nouri Bouzid)
1997 : Redeyef 54 (Ali Labidi)
1998 : Keswa - le fil perdu (Kalthoum Bornaz)
1998 : Noces de lune (Taïeb Louhichi)
1998 : Demain, je brûle (Mohamed Ben Smaïl)
1999 : Les Siestes grenadine (Mahmoud Ben Mahmoud)
2000 : Sois mon amie (Naceur Ktari)
2000 : La saison des hommes (Moufida Tlatli)
2001 : Fatma (Khaled Ghorbal)
2002 : Poupées d'argile (Nouri Bouzid)
2002 : La Boîte magique (Ridha Béhi)
2002 : El Kotbia (Naoufel Saheb Tabaa)
2002 : Le chant de la noria (Abdellatif Ben Ammar)
2002 : Bedwin hacker (Nadia El Fani)
2002 : Satin rouge (Raja Amari)
2002 : Khorma (Jilani Saadi)
2002 : Chant du millénaire (Mohamed Zran)
2003 : Une Odyssée (Brahim Babaï)
2003 : La Danse du vent (Taïeb Louhichi)

2004 : La villa (Mohamed Damak)
2004 : Parole d'hommes (Moez Kamoun)
2004 : Le prince (Mohamed Zran)
2004 : باب العرش/ Noce d'été(Mokhtar la3jemi)
2005 : Fleurs d'oubli (Salma Baccar)
2005 : Bab'Aziz (Nacer Khemir)
2006 : Making off (Nouri Bouzid)
2006 : VHS Kahloucha (Nejib Belkadhi)
2006 : Tendresse du loup (Jilani Saadi)
2006 : La télé arrive (Moncef Dhouib)
2006 : Bin El Widyene (Khaled Barsaoui)
2006 : Lambara (Ali Labidi)
2006 : Conte à rebours (Fitouri Belhiba)
2007 : Al Haditha (Rachid Ferchiou)
2007 : Ouled Lenine (Nadia El Fani)
2007 : Mare nostrum (Mourad Ben Cheikh)
2007 : Un si beau voyage (Khaled Ghorbal)
2008 : L'autre moitié du ciel (Kalthoum Bornaz)
2008 : Thalathoun (Fadhel Jaziri)
2008 :Cinecitta/شارع الحبيب بورقيبة 7 (Brahim Letaief)

                                                                                                                                   

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03 septembre 2009

Impression

Un ami m'a demandé de lui montrer une couleur qui m'impressionne juste pour jouer!! j'ai trouvé cette photo dans mon portable, je l'ai pris il y'a deux jours de mon balcon, une composition de nuages denses et légers, foncés et clairs, sereins et troublés , blanc mousseux bleu allourdi d'eau!!

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01 septembre 2009

La Médina en fête

Le festival de la Médina de Tunis, charrié par la lune du Mois Sacré, enchante nos soirées ramadanesques comme "el briqua" le fait pour nos tables, pour cette 27 édition, le programme me parait peu riche, j'ai apprécié quelques soirèes, surtout celle du 29 aout, "Musique orientale : Aicha Radhouane (Maroc)"  
Là c'est la découverte pour moi, une voix féminine tyrannique, puissante du genre à briser un verre si elle cri dessus, à se faire envier par un ténor, elle semble avoir un orchestre de mini lutins qui jouent avec ses cordes vocales! Mon amie journaliste dit qu'elle n'a pas la souplesse nécessaire pour basculer d'une tessiture à une autre avec aisance sans paraitre fatiguée! Peut être, je ne suis pas experte en la matière, mais ce que j'ai écouté m'a touché! L'on pense que ce genre de musique orientale est seulement pour les grands maîtres du soufi, et les "Salatin Ettarab", "Sultans de - littéralement- la jouissance auditive", mais Madame Radhouane me prouve que ce n'est que des propos machistes!!!

Les poèmes de la renaissance à thème "amour et vin",  inutile de décrire l'air surpris du public en écoutant pendant ce mois sacré de Ramadan " kaâsi wa khamri" ou encore "Arwehouna khamron, ashbéhouna karmon" je traduis " Ma coupe et Mon vin" et " Nos âmes sont du vin, nos fantômes sont des vignes"...
La dame jouait les chefs d'orchestres aussi, accompagnée de quatre musiciens , egyptien (drôle de vieil homme sur son qânun) libanais (excellent percussionniste daf et tar), palestinien et tunisien. Un bon spectacle en somme.

 

20:25 Publié dans Au fil du temps | Commentaires (0)

Les tourneurs de pages

On gueule tout le temps, à n'importe quelle situation, faut tourner la page, oublier, recommencer! mais est-on vraiment convaincu dans son interieur que c'est réalisable? sait-on que c'est de propos d'idiots qui portent des lunettes roses?? oubli-t-on vraiment aussi facilement comme on tourne une page?
D'ailleurs quand on abime une page, en écrivant dessus et essaye de recommencer sur la suivante, on trouve souvent que les dégats touchant la premiére, se transmettent sur la page de l'envers, des trous, des taches d'encre, des reliefs... et ça ne sera pas une bonne idée de recommencer sur un terrain foutu... une tentative condamnée, il va falloir attendre (parce que ce n'est jamais nous qui tourne les pages) une page blanche, saine, on pourra alors multiplier ses chances de reussir à en faire une page lisible dans le grand livre de sa vie. J'ai très envie d'enlever cette expression du champ lexical de mes proches! D'enlever leur lunettes roses, et noires aussi, qu'on mettes tous des lunettes à haute résolution!!!

20:00 Publié dans Ab imo pectore | Commentaires (0)

30 août 2009

Blue is the color

Mes gouts musicaux sont très diversifiés et parfois inattendus, j'apprecie tout ce qui est beau et bien fait, et des milliers de morceaux et d'artistes se classent dans cette gamme, Elevis Presley, par exemple, j'aime beaucoup sa voix, certaines de ses chansons me touchent pourtant je ne suis pas amatrice du rock ou funk ou je ne sais quoi, Presley m'intrigue!! pourquoi il y'a toujours du bleu dans ces titres chansons, films... Blue Christmas, Blue suede shoes, Blue hawaii, Blue moon of kentucky, Moody blue, Blue vinyl, et surtout Blue eyes crying in the rain, que j'adore, cette chanson de Willie Nelson, le grand Willie, et ce fut la dernière interprétation de son existence, lors de sa dernière nuit, Elvis joue du piano et chante cette derniére "blue", pourquoi cet amour du bleu? je ne connais pas Elvis mais je veux savoir pourquoi il est "The king of blue"? il doit y avoir une histoire!!!

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22:27 Publié dans Musique | Commentaires (0)

Dara d'Angkor

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                                   DARA par Othmane TALEB

 

 

Un de mes amis, (quelques vrais bons amis), architecte, peintre et photographe a fait récemment un voyage au Cambodge, magnifique à en juger des photos qu’il a ramené, photos fascinants, très humains, ahurissants,  d’un réalisme  prononcé, il compte les exposer, ou les mettre dans un livre avec ses mémos de voyages, il a miré les visages, il a été frappé par la misère à Angkor, ou dans le Floating village, au point qu’il a trouvé indécent de photographier, il a réussi enfin à avoir des clichés singuliers, thème : les enfants, naturels, infortunés, probablement ignorant l’existence du confort et des luxueuses villes d'ailleurs, paraissent satisfaits de leurs vie et ils sourient, ce qu’on se trouve parfois incapable de le faire pourtant en pleine opulence.

 En regardant les photos j’ai été captivé par un personnage intriguant, une fillette que j’ai appelé Dara (étoile en langue Khmer) et elle était la star de cet album, d’ailleurs j’ai eu droit à deux jolis bracelets qu’il lui les a acheté pour moi. Elle me rappelle une certaine Lily Masson de "AN EPISOD OF SPARROWS" livre de Rumer GODDEN.

Elle était partout, avec son panier à babioles comme une vendeuse d’allumettes, belle malicieuse espiègle,  il a été  pris au piège de son charme lui aussi, partout, et son objectif l’a traqué . Elle est venue vers lui avec ses compagnons les vendeurs de babioles, ils ont proposé de deviner le pays d’origine des touristes et s’ils gagnent on doit leur acheter un souvenir !! Elle jouait avec ses amis,  un jeu primitif, comme leur vie, ils lancent des dés et celui qui gagne dessine sur le sable un des motifs qui orne le Temple, et qu’il prend pour emblème, celui qui dessine son emblème le plus marque son territoire !!  Moi même je me trouve emportée par une vague d’admiration pour cette Dara, princesse khmer et de ses bracelets.

J’empreinte quelque photos pour mon blog. 

 

 

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18:10 Publié dans Voyage | Commentaires (0)

29 août 2009

Si mes vers avaient des ailes

J'ai vu le film de René Clair hier, âgé de 84 ans(le film!), une histoire drôle, naïvement charmante, surtout quand le gardien de la Tour Eiffel se réveille et découvre que "Tout Paris dort", ban on peut voir quelques véhicules en circulation dans une rue lointaine!! On fait semblant que c'est un désert! Et puis se déchaine l'histoire, le gardien et des passagers d'un avion qui ont échappé à l'onde endormante d'un savant dérangé, très marrante, tout Paris était à leur disposition, ses magasins, ses banques, ses bars... ils ont foutu le bordel, mais enfin ils se sont trouvés ennuiés, une sagesse!!

La cerise sur le gâteau était l'interprétation musicale, fluide, expressive et précise. La pianiste a récité quelques vers d’Hugo à la fin accompagnés de musique, un vrai coup de cœur, extrait de ses Contemplations,

"L'âme en fleur"

Mes vers fuiraient, doux et frêles,

Vers votre jardin si beau

Si mes vers avaient des ailes,

Des ailes comme l'oiseau.

Ils voleraient, étincelles,

Vers votre foyer qui rit,

Si mes vers avaient des ailes,

Des ailes comme l'esprit.

Près de vous, purs et fidèles,

Ils accourraient nuit et jour,

Si mes vers avaient des ailes,

Des ailes comme l'amour.

 

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23:12 Publié dans Film | Commentaires (0)

Mon petit chez moi de moment

J'aime mon quartier, le Bardo, mes amies, mes chers palmiers, le bougainvillier des voisins vu de ma cuisine, la lune du Ramadan sur le vieux jardin de la vieille maison des Gribaâ, les aquacoles d'à côté, le musée et sa fameuse salle Virgile... je suis locataire, et je ne compte pas bouger d'ici, au moins pour le moment.

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17:39 Publié dans Au fil du temps | Commentaires (0)