18 novembre 2009

Calme

Echouer ce n’est pas un fait c’est un sentiment, ainsi je le sens, je vois une partie de moi tomber dans un gouffre, qui n’est pas réellement un gouffre, je vois mes vingt ans passer comme un éclair, je me vois distraite, un écho d’Omara Portuondo évoquant cet amour d’il y’a vingt ans.

C’est pourtant idiot de s’arrêter au milieu du chemin pour regretter ce qu’on n’a pas encore découvert, moi, je suis idiote consentante.

Le temps n’est pas un monstre, je suis simplement incapable de me placer dedans, je songe à l’avenir, je rêve du passé, je maudis le présent, je perds le moment et je n’échappe pas à sa fatalité

Je ne fais rien, une expression courante et métaphorique, mais quand je la prononce je déclare littéralement mon absence, je suis ici mais ailleurs, ailleus n'existe pas, je ne fais rien, je m’allonge pendant des heures, fenêtres ouvertes, soleil lumineux, enfuie sous mon cache-yeux marron, je me plonge dans une inertie ahurissante, je ne bouge plus, je ne pense plus, ma déchéance s’accentue, et je continue à m’ignorer, je prends du poids, je pâlis, je me dégarnis, j'oublie, je vieillis chaque jour d’une année.

Le reste du temps je fais des choses avec mes amis ou ma famille, des choses sans importances, juste pour dire je vis encore.

Je suis censée être heureuse, c’est vrai, mais ce n’est plus une question de bonheur, la question c’est « est ce que je peux encore réussir ou est ce que j’ai déjà échoué ? » le bonheur c’est sentir qu’on a réalisé quelque chose, peu importe du moment où « réaliser » se conjugue au passé à la première personne du singulier, réaliser est un verbe divin, Dieu (ou cette force suprême) réalise et accomplit toute chose, quel bonheur que de ressembler à son créateur !

Je ne veux plus réaliser quoique ce soit, j’ai seulement réalisé que je désire vivement un calme absolu, je désire que personne ne compte plus sur moi, je désire que personne ne tient plus à moi, que personne ne soit déçue, qu’on m’oublie, que je les oublie, que je disparaisse, calme.

 

 

 

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16 novembre 2009

T'as d'beaux yeux tu sais!

 

 

Je n’ai pas écris ces derniers temps, je suis distraite, hier une de mes amies s’est fiancée, et on était pris par les préparatifs de la cérémonie, mais ça me manque, écrire.

J’étais distraite, je n’ai pas fais attention à lui aussi, et il me manque trop, bientôt il sera là, enfin il ne reste plus que quelques jours, je l’attends impatiemment, je ne veux pas m’exciter très tôt, mais ça me prend comme une vague de joie, bientôt nos yeux seront unis dans un regard pure, continu, débarrassé des barricades des écrans de nos ordinateurs.

Ses yeux me manquent, ses yeux, qui me connaissent, ses yeux qui me considèrent, quel plaisir que de voir cette admiration dans ses yeux, je me sens vivre, je me vois dans ses yeux, je prends des formes et des couleurs.

Ses yeux noirs derrière ses lunettes, un délicieux cocktail, un Bloody mary, on dit qu’il est extrêmement difficile de trouver un Bloody Mary convenablement préparé, mais si on en boit un « vrai » on ne le quitte plus, ses yeux pour de vrai, forment un mélange précis et précieux, je ne me rassasie jamais.

Ce sacré mélange, trois quart de jus de tomate doucement acidulé et exquis, légèrement édulcoré, le goût de ses yeux naturels, ensorcelants, enfantins, drôles, un quart de vodka, claire, limpide, flambante, comme ses yeux transparents, ardents, perçants, du jus de citron en gouttes, trouble, amer, dégage mystère et gravité de ses regards, les épices parfumés, l’aigre-doux du sel et de la tomate font le contraste, l’étonnant mélange que je vois dans ses yeux, me plaque dans la confusion, un petit garçon en poste de direction, un adulte innocent, un enfant accompli, un homme malicieux, un adolescent maladroit, un grand séducteur, une sagesse, une force, un caractère, un feu froid, une assurance, un estime, une douceur dissimulée presque timide.

Ses regards se passent des mots, ses regards désemparants me déconcertent, ses regards me transpercent et me chatouillent, ils écoulent une tendresse, ils réclament une tendresse, ils m’aiment et je rends le regard, l’un reflet de l’autre, l’on se passe des paroles, le contact saisissant, le souffle retenu, nos cœurs battent à se rompre, on savoure le langage magique des âmes affolées de désir, on s’approche lentement sans bouger, on savoure l’union fervente des corps éloignés, il s’empare de moi, j’avale ce cocktail jusqu’à sa dernière goutte, je déglutis ma salive, mais ses yeux déclenchent en moi une sorte de réflexe pavlovien, je bave, Prévert s’impose, inversant les rôles, je murmure « T’as d’beaux yeux tu sais !....embrasses moi ! »

 

 

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12 novembre 2009

United colors of benetton

"Celui qui ne choque pas n'est pas un artiste"

 Olivero Toscani

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11 novembre 2009

Premier souvenir

Il m’arrive souvent d’évoquer mon enfance, pour mieux comprendre ma personne, parce qu’il faut que l’on s’auto-analyse, je cherche toujours la provenance de certains comportements, j’essaye de savoir quand et comment j’ai commencé à agir de la sorte, beaucoup de personnes disent n’avoir aucun souvenir d’enfance, mais pas moi, mon premier souvenir remonte à l’âge de… deux ans, personne ne me croit quand je le dis mais j’ai des preuves, j’ai parlé à ma mère je lui ai décris des scènes dont elle était témoin, et d’une manière très précise qu’elle a fini par me croire.


Quand ils se sont mariés mes parents ont vécu pendant quatre ans seuls dans un appartement au septième étage d’un immeuble de la fin des années 70, avec pour voisins des jeunes couples et des familles d’immigrants russes, moi et ma deuxième sœur y sommes nées dans cette maison, j’y ai passé mes trois premières années, puis ils ont déménagé dans une autre maison que je déteste, cet appartement est le seul chez moi que j’ai jamais eu, je ne suis jamais retournée là bas, ma dernière année dans cette maison était remarquable, j’ai vu l’éveil de ma conscience, mes interactions avec le monde extérieur et avec mon propre corps, et j’étais très attentive d’une manière inconsciente, comme dans un état d’extrême lucidité, j’étais page blanche et puis d’un coup, après cette nuit, le monde a pénétré dans ma tête comme un big-bang, la partie humaine de mon cerveau a commencé à fonctionner et il ne s’est jamais arrêté depuis, sauf volontairement.


Cette nuit, je me rappelle comme une scène de film que je viens de voir, c’est hallucinant, mais je ne me trompe pas, ma mère avait peur quand je lui ai avoué que j’ai commencé à mémoriser cette nuit, elle pensait certainement aux choses qu’on m’a laissé voir en croyant que j’étais inconsciente, « ce n’est qu’une enfant », pourquoi se méfier!


Cette nuit, une nuit d’été très chaude, je l’ai réalisé parce que, dans mon souvenir tout le monde était en petite tenue, et que j’étais mal, et que je me soulageais dés qu'on m’approche d’une des fenêtres ouvertes, quelque chose de frais appaisait cette pression que j’avais là haut, dans le visage, je pense que j’avais les traits tendus, et que je pleurais et pleurais, sans cesse.

Je me rappelle que quand on m’approchait des fenêtres je ne sentais plus besoin de pleurer, mais puisque je flottais dans l’air, quelqu’un me portait, je ne pouvais pas empêcher cette personne de m’éloigner de la fenêtre alors je m’énervais et je pleurais, je criais d’une petite voix aigu qui m’énervais encore plus quand je l’entendais.

On m’a posé sur une petite moquette, mais j’ai marché maladroitement vers le carrelage blanc, j’avais arrêté de pleurer, je me rappelle la différence entre les deux matières, la texture, la température, j’ai aimé toucher le carrelage pieds nus, et puis j’ai trébuché, ma culotte rose gonflée a amorti le choc sur mes fesse, mais à l’intérieur de la culotte, il y’avait le même malaise que quand on m’éloigne des fenêtres, il faisait chaud, et j’ai recommencé à pleurer, puis j’avais l’impression que je flottais, tout était noir, je ne pleurais plus, je crois que je me suis endormie.
Je me rappelle ensuite qu’on m’a fait bougé, on m’a changé de place, j’avais les yeux fermés mais j’ai senti une lumière forte à l’endroit où on m’a porté, Mama dit que je me suis endormie par terre et qu’elle m’a emmené au lit dans une autre pièce, et je me rappelle que j’étais en colère je ne voulais pas changer de place, j’étais bien, alors je me suis réveiller et j’ai recommencé à pleurer, je me rappelle que Mama essaya de me calmer et que moi je lui en voulais m’avoir transporté loin de cette chose dure et froide qu’est la terre du salon, j’ai demandé du lait, je parlais un peu, des monosyllabes compréhensibles dans mon babillage interminable, et là je vois « P’a », j’appelais mon père comme ça, entrer dans la chambre, avec un gobelet rose pour enfant, mon premier gobelet chéri, un gobelet avec deux anses et un couvercle blanc, il y’avait deux petits trous sur le bec, je savais qu’il fallait boire dans ces trous, mais il y’avait un troisième qui m’intriguait, c’était sur l’autre côté du couvercle et je ne savais pas à quoi ça servait, je pensais alors que je pouvais m’en servir quand je ne veux pas beaucoup de lait, un seul trou pour un peu de lait, deux trous pour plus de lait, j’étais pas si bête à l’âge de deux ans! puis à la maternelle j’ai compris qu’il faut que l’air entre pour que le lait sorte, on remplace un truc par au autre, on ne fait jamais le vide, c’est les physiques non !!


J’ai pris le gobelet, j’ai bu, une horreur, du lait chauffé, c’est le malaise, c’est encore cette chose affreuse loin des fenêtres, dans ma couche et dans mon lait, pourquoi moi, pourquoi eux ils ne pleurent pas, c’est seulement moi qui sent ça !

J’étais à nouveau enragée et j’ai pleuré, P’a n’était pas content, mais moi aussi ! et il a commencé à crier, plus fort que moi, j’ai voulu que ma voix soit plus haute, et j’ai hurlé, il est venu vers moi et il m’a frappé, sur les mains, sur les fesses, sur les pieds, je ne me rappelle pas avoir mal, mais il n’était pas gentil, il ne souriait plus, c’était donc différent, ce cercle qu’est son visage n’était pas amusant comme d’habitude, c’est différent, il faut que je vois ça de plus près, j’ai donc cessé de pleurer, et je l’ai regardé, et puis pourquoi il a tapé sur mes mains et mes fesses !
Pour une bonne période j’ai gardé l’habitude d’accorder à cette chose qu’est la chaleur les traits de P’a mécontent, la sensation dans ma couche et le gout de ce lait chauffé, depuis j’ai commencé à faire pipi sur le pot, à me retenir quand on sort, et ne plus jamais boire du lait chaud !
Mama était ébahie, mais elle se rappelle bien de cette nuit, les voisins disaient qu’ils préféraient dormir dans un four à m’entendre hurler toute la nuit, en plus c’était ma première claque, il y’a eu d’autres, mes parents nous frappaient souvent moi et mes sœurs (j’étais fouteuse de merde et chef de ce pti gang), pour nous punir (mon cul !), mais je n’ai jamais pleuré, je les observais tout comme cette nuit en mijotant un nouveau plan original pour jouer.
Je trouve toujours l’origine des mes comportements dans mon enfance. Ce n’est pas seulement une mémoire forte, c’est une conscience, c’est une perception, c’est une histoire personnelle. Pas vous ?

00:36 Publié dans Mes feuilles mortes | Commentaires (0)

08 novembre 2009

SNAPSHOTS 3

Visages, costumes, coutumes, émotions, couleurs, expressions, portraits de tunisiens, beauté simplissime sans artifices.

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Homme devant le "Kouttab" de la mosquet de TESTOUR bâtie en 1630, par Sana AKRIMI
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Femme préparant le pain dans un four traditionnel "Tabouna" à DOUGGA par Nicolas FAUQUE
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Fillettes berbères dans un village du Djebel Dahar par Issam BM
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Homme en burnous jouant de la gasba, enfant en kachabiya près de DOUZE pas Issam BM.

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07 novembre 2009

Lemon tree

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02:33 Publié dans Musique | Commentaires (0)

06 novembre 2009

Beauté infantile

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J’ai vu une nuée d’étourneaux, une grande masse de petits points noirs qui planent à l’unisson, dans un rythme musical, je me suis perdue dans ce spectacle apaisant, les oiseaux !
Je ne suis pas si sûre que ce fussent des étourneaux, d’ailleurs je ne sais pas faire la différence entre hirondelle et martinet, mouette et albatros, mésange et moineau, c’est tellement difficile !
Je vais donc admettre qu’il s’agit d’étourneaux, les étourneaux me rappellent le film italien, « Perlasca, un héro italien », l’acteur Luca Zingaretti, avec des moustaches et une calvitie ronde, le cou entouré des bras d’un enfant espiègle, je ne me rappelle pas avoir vu des étourneaux dans le film, mais les oiseaux me font penser aux enfants, j’aime les oiseaux et les enfants, spécialement ceux qui manquent d’artifices, les plus communs, les plus naturels, les oiseaux et les enfants qu’on voit tous les jours, survolant en masse le ciel d’une ville ou dans une rue jouant aux billes.
Ces enfants, avec un mélange délicieux d’innocence et malice, naïveté et ruse, insouciance et curiosité, sous cet air miniature, dans des corps indifférenciés d’une délicatesse immuable.
Ces enfants me font penser à ceux de Sally Mann, Emmet, Jessie et Virginia, (
Immediate Family) qu’elle a pris soin de saisir le quotidien de leur enfance, dégageant leurs petites personnalités frêles et énigmatiques à travers leurs corps, leurs regards, leurs jeux, elle a suivis leur croissance, elle a palpé les aspects sombres profonds et tabous de l’enfance, de la mort de la vie, elle a esquissé la sexualité de leur monde juvénile, leur sensualité, leur colère, leur amour, leur beauté.
Elle a crée une approche nostalgique et mystique de ses enfants normaux et ordinaires en surface, c’est ce genre d’enfants qui me plaisent le plus, j’en étais une moi-même, une banale chenille hermétique comme les autres, mais personne n’a idée de ce qui se mijote à l’intérieur, ni de quelle couleur seront mes ailes.

 

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PHOTOS PAR SALLY MANN.

01 novembre 2009

Trick or treat!

Ambiance d'halloween, le voisinage plonge dans le noir, tous les révérbéres ont décidé de faire la gréve ce soir, quelques nuages dispercés imbibés par la lumiére du grand Tunis se distinguent dans le ciel par leur couleur orange, soirée poétique et sinistre, loin des festivités, je ne vois que le côté obscure, les esprits du firmament, franchissant les barriéres, je les sens rôder, la lune timide tente de creuser un chemin parmi les flocons oranges aux traits de jack-o'-lantern, elle ne réussit qu'à jeter un bref coup de lumiére froide et terne.

Et moi j'ai repris mon ancienne habitude de lui écrire, et je me morfonds, je détéste ce faible qui me pousse à le harceler, c'est comme la premiére cigarette après une longue abstinence, une aspiration, une deuxiéme et on en a pour bien longtemps.

J'écris ce que je fais, ce que je compte faire, ce que je sens, ce que je veux, lui il lit, c'est déja bien (parfois c'est trop long), mais en reparlant plus tard je remarque qu'il n'a rien retenu, même pas les faits simples, comme "j'ai vu ton frére dans un café", tout ce qu'il voit c'est la demie bouteille vide, il est loin, il me manque, il est entouré, je suis jalouse, je suis triste, équivaut à "il est la source de mon malheur", il en a marre lui, je lui file la "rage".

Je serai ravie à savoir que ma présence compte pour lui, qu'il n'apprécit rien loin de moi, et qu'il peut se sentir triste et seul à cause de ça, c'est humain, c'est naturel, quand on est à deux on est aux anges, chacun pour soi on est dégouté, après un mois on en manque, non?

Mais jusqu'à avoir la rage, je ne comprends vraiment pas, en littérature arabe préislamique l'on accorde à l'amour deux qualificatifs, platonique ou érotique, nous on se balance entre les deux, maintenant on est à la phase platonique, c'est tout à fait normal d'éprouver des sensations platoniques, c'est normal de souffrir quand on est loin de l'être le plus cher, "la maniére la plus profonde de sentir quelque chose c'est d'en souffrir", ce n'est pas moi qui le dit c'est Flaubert!

Je ne comprends vraiment pas où est ce je dois me positionner, certainement pas rester neutre, moi soit j'aime soit j'aime pas! soit platonique soit érotique, qui peut prétendre avoir un troisiéme qualificatif? me dire qu'il est possible que deux personnes aient des relations sans pour autant coucher ensembles, je répond que "érotique" ce n'est pas coucher ensembles uniquement, avoir des relations ça reléve de l'érotique, deux personnes s'aiment en érotique doivent garder une certaine distance qui ne dépasse pas le champ visuel, condition brisée, on est au platonique simple, non?

Mais lui, et parce que c'est lui, toujours exceptionnel, il est quelque part entre les deux, je n'arrive pas à le rejoindre, ni à comprendre, et puisqu'il ne dit rien de ce qu'il sent, je laisse libre cours à mon imagination, et les questions s'entassent, et il s'enrage, de la façon avec laquelle j'intrepréte et je dessine sa vie!

Il reste inerte, inaccessible, inpénetrable, mystérieux, comme un dieu qu'on doit aimer sans le voir, on prétend le sentir, et à force de se le répeter on fini par y croir dur comme fer!! La preuve c'est que j'arrive toujours à sentir ses bras forts m'enlacer et briser mes côtes quand je lui demande (au téléphone) de me serrer, il suffit de me concentrer sur cette impétueuse envie,  et parfois je pleure!

Il enferme ses pensées dans une série de matriochkas, enfermée à son tour dans un coffret étanche dans une caverne d'Ali Baba sur une maudite île au trèsor au large de Bermuda, et pour y arriver il me faut sa carte du Maraudeur, sur laquelle "je jure solennellement que mes intentions sont mauvaise" ne fonctionne pas, alors méfait accompli, je comprends que malgré tout l'amour qu'il a pour moi, il est bien là bas, comme un oiseau migrateur, là où il passe se sent chez lui, avec moi, avec une autre c'est pareil du moment où il ne se plaint pas!!

Se plaindre, est un défaut, il est patient et resistant, comme un roc tout se brise sur lui, rien en semble le déstabiliser, ou alors il ne me confie pas ses faiblesses, moi râleuse et vulnérable, et je veux qu'il se plaint de ne pas être avec moi, j'ai besoin de le savoir, de sentir que je manque à sa vie comme il manque à la mienne, que je fais moi aussi la pluie et le beau temps!!

Il croit qu'il est une partie de ma vie, pas ma vie entiére, d'après ce que j'écris sur mon blog et dans mes lettres, et ça lui fait mal en quelque sorte, pourtant en réalité moi je suis une partie aussi, alors n'ai je pas au moins le droit d'apprendre de sa bouche que ma présence fait la différence?

Enfin je dois maudire internet, pour avoir fait du virtuel un eratz approbé de la présence physique, mais d'abord maudire ce faible de ne pas pouvoir m'en dépasser, fallait il que l'on s'aime si on ne peut pas l'assumer?

 

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30 octobre 2009

Intimité

Je me rappelle une histoire stupide, que j’ai lu dans un magazine de psychosexologie en 97 ou 98 (j’étais encore au collége!), je me rappelle clairement des détails, pourtant je ne sais pas qu’est ce qui m’a attiré dans cette histoire à cette époque.

Voila, c’est une femme qui raconte au psychologue sa mésaventure avec son « journal intime » (je me suis dis « ban fais bien attention ne te fais jamais un ! »), la femme s'est mariée depuis quelques mois, avec son boss, de l’extérieur c’était un bon couple amoureux heureux, l’intérieur semble l’être aussi, sauf dans le journal intime de cette femme, elle vit la relation sous un aspect différent, et puis le mari a décroché un contrat dans un pays étranger et il devait partir seul pour préparer leur maison, puis elle pourra le rejoindre, lui, il était triste la séparation lui paraissait insupportable.


Ce matin, elle était partie faire des courses, le mari s’affaira dans la maison vide en pensant aux mois de solitude qui vont venir, il a cherché l’album photo de sa chère épouse dans un tiroir et il a tombé sur… son journal intime !

Il ignorait déjà qu’elle écrit, et il s’est demandé pourquoi a-t-elle besoin d’un journal intime, « il a cru que c’était lui son intime » lui écrira t-il plus tard, il s’est planté devant ce « truc », déchiré entre l’envie de découvrir la face cachée de sa femme, et le respect conjugal des « marges de vie personnelle ».


Il s’est dit que rien ne vaut cette chance pour mieux connaître sa conjointe, il a donc lu, et il a relu, incrédule, terrifié, ses passages ; elle est très amoureuse de lui, à savoir le temps qu’elle passe à l’observer sans qu’il s’en aperçoive, à l’admiration qu’elle a envers sa personne, l’attention qu’elle porte jusqu’à ses minimes gestes, qu’elle décrive avec zèle, aux choses qu’elle connaisse sur lui sans qu’il ne lui en parle, qu’elle le trouve l'homme le plus intelligent, le plus beau, le plus respectueux….


Mais il était terrifié pace que apart l’amour il y’avait une contradiction qu’il n’avait pas su expliquer, sa femme n’aime pas coucher avec lui, elle ne supporte pas qu’il la touche, elle n’éprouve aucun plaisir, elle se sent malheureuse, mais elle ment pour ne pas le blesser, elle fait toute une comédie de frissons, de gémissements, elle arrive jusqu’à l’aborder elle-même pour ne pas qu’il sache qu’en réalité elle a envie de fuir quand elle le voit nu!


L’homme resta perplexe, qu’est ce qu’elle raconte, comment… pourquoi… quand…quoi… et il a vacillé en lisant qu’elle est presque soulagée à l’idée de se séparer un peu de lui, elle voulait réfléchir à tout ça.


Il a remis le journal à sa place et il a rencontré sa femme avec un air neutre et distrait, puis ils ont fait l’amour comme d’habitude, elle avait la flamme, elle le désirait, qu’est ce qu’il doit croire son corps ou son journal !


Le matin il prit ses valises et partit ! Sans commentaire !


Les jours passèrent, madame n’a reçu aucun appel de son chéri, attristée elle a pris son journal pour y gribouiller, dans ses pages découvra une lettre, une écriture familière, son mari, il a donc lu, son cœur sursauta, ses mains tremblèrent, il a lu !!


Il lui a écrit comment il a trouvé son « truc », puis le passage que je n’ai pas oublié «pourtant je savais que je te dégoute, que je suscite ta répugnance, cette nuit je ne pouvais te faire l’amour que d’une seule manière, celle qui me fait sentir que je possède le monde en te touchant, et puisque tu as détruit mon monde je ne te toucherai plus, je ne te verrai plus jamais ».
La femme s’est affolée, s’est affalée par terre, a hurlé hystériquement, les voisins ont dû forcer la porte, elle s’est réveillée le lendemain à l’hôpital, et depuis elle cherche son mari partout, elle a voyagé, contacté les autorités, il a disparu simplement.


Dans le magazine elle raconte que ce qu’elle a écrit, l’a réellement vécu, parce qu’elle a souffert de troubles hormonaux qui lui ont causé une sorte de frigidité, qu’elle a subi des traitements en cachette et qu’elle a commencé enfin à se sentir mieux, qu’elle avait peur de le perdre s’il apprenne la vérité, qu’elle n’avait pas le cran pour avouer, qu’elle se sentait inférieure, et qu’elle ne voulait que le bonheur de cet homme qu’elle aime.


C’était déjà tard pour se confesser, mais il y’a une leçon à tirer de cette malheureuse histoire, (comme dans les films américains), d’abord en couple il faut tout dire, le pire avant le meilleur (je ne le fais pas moi!!!), ensuite il ne faut jamais se confier à un tas de papiers ( je le fais moi !!!), enfin le sexe c’est le maillon le plus fragile de la solide chaîne du mariage, le lit c’est la vie !!!


29 octobre 2009

Alicia Keys

Every little bit hurts, Unplugged
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If I ain't got you, The Diary of Alicia Keys


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If i was your woman, unplugged


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21:13 Publié dans Musique | Commentaires (0)

El carretero


Sur le chemin de ma terre, un joyeux charretier passa, dans sa chanson bien sincère, une guajira bien gaie. "Je fais la navette pour décharger ma charrette, pour atteindre l’objectif de mon travail minutieux. A cheval nous allons vers le mont... je travaille sans relâche pour pouvoir me marier, ainsi je serai un paysan heureux. Je suis charretier et paysan, à la compagne tu vis bien, parce que le champ c’est l’Eden, le plus beau du monde entier. C
ultives la plaine, récoltes le fruit de ta sueur…"

 

Ay, por el camino del sitio mio un carretero alegre paso
En su tonada que es muy sentida y muy guajira alegre canto.

Me voy al transbordador a descargar la carreta
Me voy al transbordador a descargar la carreta
Para llegar a la meta de mi penosa labor.

A caballo vamos pal monte, a caballo vamos pal monte
A caballo vamos pal monte, a caballo vamos pal monte.

Yo trabajo sin reposo para poderme casar
Yo trabajo sin reposo para poderme casar
Y si lo puedo lograr ser un guajiro dichoso.

A caballo vamos pal monte, a caballo vamos pal monte
A caballo vamos pal monte, a caballo vamos pal monte.

Soy guajiro y carretero, en el campo vivo bien
Soy guajiro y carretero, en el campo vivo bien
Porque el campo es el eden mas lindo del mundo entero.

A caballo vamos pal monte, a caballo vamos pal monte
A caballo vamos pal monte, a caballo vamos pal monte.

Chapea el monte, cultiva el llano, recoge el fruto de tu sudor
Chapea el monte, cultiva el llano, recoge el fruto de tu sudor.

 

Buena Vista Social Club El Carretero

 

 


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26 octobre 2009

La Courbe de tes yeux

La courbe de tes yeux fait le tour de mon coeur,
Un rond de danse et de douceur,
Auréole du temps, berceau nocturne et sûr,
Et si je ne sais plus tout ce que j'ai vécu
C'est que tes yeux ne m'ont pas toujours vu.

Feuilles de jour et mousse de rosée,
Roseaux du vent, sourires parfumés,
Ailes couvrant le monde de lumière,
Bateaux chargés du ciel et de la mer,
Chasseurs des bruits et sources des couleurs,

Parfums éclos d'une couvée d'aurores
Qui gît toujours sur la paille des astres,
Comme le jour dépend de l'innocence
Le monde entier dépend de tes yeux purs
Et tout mon sang coule dans leurs regards.

Paul ELUARD, Capitale de la douleur (1926)

 


A ses beaux yeux qui me caressent, où désir et douceur scintillent, où le temps jaloux se suicide, à ses regards qui font battre mon coeur à l'unisson de ses clins, à ses regards qui s'ils m'évitent ma vie s'éteint.


25 octobre 2009

Le temps qu'il passe

 Hier j’ai danser, aujourd’hui je suis allée au cinéma, Africart, une belle salle, six spectateurs au fond, et moi à la première rangée, étalée sur deux sièges, j’occupais tout l’espace, et j’avais l’impression d’être dedans, ou que le film s’est échappé de l’écran.

Le temps qu’il reste, film d’Elia Sulaiman, réalisateur palestinien, chroniques du présent-absent, un film conçu dans un esprit de cahier de souvenirs, un scrapbook, une bobine fragmentée, des bribes d’une vie, une première scène magnifique, le chauffeur isrélien égaré, s’arrête au milieu de la tempête, très confus pour avancer, puis les mémos,  l’invasion israélienne de la ville de Nazareth,(terre sainte, ni arabe ni israélienne) époque de l’avant Elia, ensuite l’enfance d’Elia, puis son retour, (une épopée, une mini-trilogie, aspirant Le Parrain dont l’un des personnage siffle le thème).

Un dialogue quasi-absent, drôle et court si présent, ce n’est pas un film d’histoire, ni de guerre, même pas intrigue ni message à transmettre, ni critiques, ni conclusion à tirer, le spectateur doit méditer et deviner.

Le réalisateur est le personnage principal, il n’incarne pas un rôle, il a ouvert la mémoire de sa famille et la sienne et il a filmé, Elia, si je me rappelle bien n’a pas soufflé un mot, depuis son apparition dans la troisième partie, il a gardé le même regard triste figé, la même posture d’un spectateur inerte qui redécouvre sa famille ses amis son pays, d’ailleurs les personnages comme Elia ne s’expriment que rarement, ils nous laissent deviner leurs émotions,  l’absence de gestualité, leurs visages atones réussissent à dégager une esthétique très profonde, mélancolique et d’une humour décalée, des plans bien cadrés, simples incluant d’autres plus compliqués, (salon calme, oiseaux chantent, télé en mode mute diffusant un bombardement).

En sautant d’une page à l’autre de ce méli-mélo de souvenirs,  les scènes hilarantes  se défilent, un soldat israélien se hisse sur une brique pour bander les yeux du père d’Elia, un homme grand, un vieillard qui tente de se suicider quand il se soule, une femme myope qui regarde la télé, deux hommes qui pêchent dans une nuit glaciale, une poignet de soldats leurs pose les mêmes questions, le petit garçon qui jette les plats de lentilles à la poubelle, pleins de scènes deviennent drôles à force de se répéter, et pour finir Elia a même sauté à la perche par-dessus le mur de sécurité, une expressivité fulgurante.

Elia semble accorder un soin méticuleux à la bande-son  plus qu’au dialogue, les voies de Fairouz, Ismahâne, Abdelwahab, accompagnent les personnages durant cette vie qui s’étale de 1948 jusqu’à ce jour, on y ajoute la musique techno vers la fin.

Elia Sulaiman, l’acteur et le réalisateur, un mélange de Dustin Hoffman, Charlie Chaplin, Jacques Tati. Avec un arrière gout narquois typiquement oriental.

Un film à revoir, on se pose beaucoup de questions, une seule fois ne suffit pas.


podcast

Une chanson culte, diffusée par la voix d'Ismahân (pas cette version) dans un phonographe que des soldats ont déniché dans une maison abondonnée. Une scène marquant le père d'Elia.

 

 

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23 octobre 2009

Le jardin parfumé

Cheik Nefzaoui a été condamné à mort par le bey hafside de Tunis, Abû Farîs Almutawakkil,  en échange de sa vie il lui ordonne  d’écrire un manuel érotique capable d’éveiller les sens du souverain las de ses nombreuses femmes.

Le cheikh s’établit et élabora un ouvrage « Arrawdh al âtir fî nozhatil khâtir », « le jardin parfumé où l'esprit se balade » (je le traduis ainsi !), écrit dans un esprit semblable aux « Milles et une nuit », mais se consacrant exclusivement à la pratique sexuelle et d’une manière plus précise étayée et sérieuse, amplement plus riche que le Kâma-Sûtra, une panoplie de postures amoureuses et de théories, du vocabulaire  érotique (accorde au pénis 40 noms!!), prévention des maladies et traitement, jusqu’à l’homosexualité, un traité complet sur l’éducation sexuelle.

Comme « Milles et une nuit », l’ouvrage est un grand classique de la littérature orientale, et il est préférable de le lire en arabe, pour apprécier les finesses et la subtilité de l’auteur, altérés par la traduction.

Le livre est loin d’être une œuvre pornographique, étalant des techniques de fornication pour améliorer la performance masculine, c’est un livre destiné aux femmes comme aux hommes pour une fin instructive, d’autent plus que l’islam autorise aux gens de poser tout types de questions et d’aborder tous les sujets sans honte « La hayaâ fi dine », cela dit, tout de même l’auteur a clairement mentionné son respect pour la condition féminine (contrairement aux ouvrages érotiques masculins), "les femmes valent mieux que les hommes. Elles leur sont supérieures en tout et surtout dans l’art de jouir et de réfléchir".

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On ne vient donc pas blâmer ce cheik et l'accuser d'avoir réduit le statut des femmes à un sourire vertical, quand ses lecteurs manquent de lucidité et de sagesse pour comprendre qu’à l’origine la sexualité est un partage équitable et simultané, et que l’auteur n’est pas un machos obsédé qui expose des balivernes. Il ne faut pas tout de même oublier que c’est un livre du XV siècle, dans une société musulmane masculine, on ne peut pas s’attendre à y voir des femmes prendre l’initiative ou jouir de postures dominantes (Andromaque!!), elles sont passives, receveuses et obéissantes, mais leurs jouissance est la clé du jardin du plaisir.

 

21:53 Publié dans Livre | Commentaires (0)

Qui ne dit mot consent!

J’ai très envie de danser, et puisque je n’ai pas sorti depuis longtemps, reprendre me parait difficile, alors je reste chez moi, pizza, coca, et film, pas si top, la pizza bourrée de fromage que je préfère éviter, le coca je l’ai renversé sur le lit, gourde que je suis! et le film en streaming, « Yes man », qui s’est planté à la 72e min, au même moment, comme pour combler la charmante soirée, un orage s’éclate, il gronde, du vent en rafale, il pleut averses, les palmiers s’affolent, balancent leurs branches sous les réverbères et les ombres sur la chaussé se déhanchent, j’attends voir une sorcière sur un balais ou Eole surgir d’un nuage ! Et j’ai bien fait de ne pas sortir !

Pour passer la soirée, je lis quelques passages de la presse arabe (golfique) sur la Tunisie,  et c'est vraiment la honte, ils s’attaquent à nous, à notre religion « défigurée », à nos femmes, à notre mode de vie, manquant souvent de professionnalisme, et d’objectivité journalistique , ils rapportent des informations erronées et infamantes sur la Tunisie, dans le but de ternir l’image du pays dans le monde arabe, un pays qui leur est supérieur en terme de conscience sociale, en terme de "happy planet index",  un pays déjà impopulaire à cause de ses tendances modernisantes incontestables , contrairement à certains de nos « amis-ennemis » (sur le plan social et publique) qui se vantent à s’y méprendre d’avoir introduit  le  « zéro » dans les mathématiques, oubliant qu’ils se sont bloqués à ce niveau, voir reculés, et chez lesquels l'islam se résume en quelques mots : femmes, sexe.

La presse arabe ne rate aucune occasion pour attaquer, utilisant un stratagème précis qu’un juriste tunisien décrit : « épargnez la citation de quelques noms et vous pouvez écraser toute la TUNISIE. »

Genre citer des faits divers, souvent véridiques mais défigurés, pour provoquer un vrai réquisitoire contre nous, je cite à titre d’exemple, dans une chaine TV un certain cheik qui raille l’islam de la Tunisie et la Turquie  aussi (apparemment l’islam prend des nationalités différentes), choqué par le fait qu’un homme peut écoper d’une année de prison et payer une amende s’il se marie une deuxième fois alors qu’il peut vivre en concubinage sans être dérangé.

 Je rectifie que le concubinage est aussi réprimandé par la loi que par la société, mais l’on préfère les concubins, et les bordels réglementés, aux femmes de ménages philippiniennes ou indienne, battues, maltraitées au point de se faire souvent violées par toute une famille golfique du père aux fils,  et éventuellement mère !! (l'une d'elles assassine toutes la famille), aux employées  magrébines (secteur mode et esthétique) qui se trouvent harcelées par leurs patrons,  et forcées à se prostituer pour récupérer leurs passeports, aux taux d’homosexualité féminine hallucinants, dont nos même employées immigrées en sont témoins (dans les huis clos féminins ; hammam, centres d’esthétiques..), à leur racisme ahurissant  vis-à-vis de tout immigrant travailleur du tiers monde(africain, asiatique, magrébin), [Human Rights Watch].

La respectueuse chaîne TV « Al Arabiya » a publié sur son site un article sur un imam tunisien « fervent supporter du CA (équipe de foot tunisienne) priant  pour que l’EST (l’adversaire) perdra un match crucial,  et ceci au cours de la prière du vendredi » suscitant un fléaux de commentaires de haine.

Je précise que cet imam d’une mousquet d’une ville pas loin de chez mes parents (15km), a réellement  évoqué le foot, dit mon père, dans sa « Khotba »,  racontant qu’un groupe de jeunes qui ne respectent pas la mort se sont emportés dans un débat sur le prochain match lors de funérailles dont l’imam était témoin, il a donc souhaité que leur équipe échoue, pour qu’ils en tirent une leçon.

On en voit souvent des histoires pareilles, un sacrilège implicite qui rencontre généralement une froide indifférence de notre part. Je cite seulement que le journal qatari « Al arabi », a provoqué la colère de l’écrivain tunisienne Olfa Youssef, qui poursuit en justice son rédacteur en chef pour diffamation et injure, enfin une femme, refusant de consentir, prend l’initiative de les faire savoir à qui ils ont affaire ! 

21 octobre 2009

Cybelle dévoilée

Cybelle, la déesse aux mystères, à la fertilité, Cybelle la nature sauvage,  Cybelle qui a les clés de la Terre, qui guérit les maladies, qui protège le peuple, qui écrit les récits sibyllins. Je ne pourrais pas blogger sous un pseudo meilleur. Il a fait connaissance avec Cybelle. ( ou Cybèle).

Je me sens déshabillée, comme s’il me voit nue pour la première fois, pourtant ni pudique ni timide, c’est  l’embarras de dévoiler mon intimité, l’anxiété, la peur de le décevoir, il a fallu du cran pour me montrer du brouillard qui m’enveloppe,  j’ai encore des tas de scribes et de mémos confinés dans mon casier, il lit mon blog et mes écrits, serait-ce un malaise ? Serai-je capable de les exposer ? Je ne sais plus que faire ici, ignorer qu’il a tout lu, et continuer à m’exprimer librement, ou être malgré moi contrainte de ne pas étaler mes quatre vérités ?

J’ai une réponse à priori, et pour commencer, là j’écris ouvertement, objectivement (par rapport à lui), je n’ajoute rien pour le flatter ou lui plaire ou embellir mon image, je n’omets rien, c’est mes pensées crues et brutes, comme j’ai l’habitude de le faire, on pense à ce que l’en veut et on pense soit même à ses idées, n’est ce pas la liberté de pensée, le droit le plus accessible le plus réalisable et le plus naturel qu’il en soit, en jouir sans attenter celle d’autrui, ni ses sentiments ni sa dignité, surtout quand cet autre n’est autre que l’être qui compte plus que quiconque, c’est une tache de droiture, d’honnêteté, je suis certaine que je ne le suis que peu, cela dit, je veillerai à donner à César ce qui revient à César.

Je dois avouer que je me sens soulagée, étant dit, il tient toujours à moi, comme j’y tiens, et surtout qu’il s’est montré plus pragmatique que je le croyais, c’est un homme pratique! ( dans ce cas une qualité) Il a dit qu’on peut écrire ou parler des choses dont on semble très convaincu alors que la réalité est différente, on ne se rend pas compte ! Et je me rappelle avoir lu une histoire pareille d’un couple marié (je la posterai plus tard) Sa tolérance m’a ravi, je n’attends pas moins de lui, il gagne en estime et en admiration. 

Notre couple, inaccoutumé et paradoxal me semble de plus en plus ferme et inébranlable, malgré notre principal écueil qu’est la communication, alors je continue à penser et écrire ce qui beau me parait, en fin c’est ma façon de prendre mes repères et de me vider le cœur, j’aurai préféré lui raconter tout ce qui me tombe sur la tête, mais je n’ai pas la faculté de dire ce que je veux quand je veux, d’autant plus la distance m’isole.

C'est tout de même ce rapport sentimental qui nous lie qui fait la pluie et le beau temps dans nos vie à deux, on fera tout pour le préserver, advienne que pourra !

21:42 Publié dans Ab imo pectore | Commentaires (0)

20 octobre 2009

Ode à Charlotte

"Charlotte avait le feu sacré de l’indépendance, ses idées étaient arrêtées et absolues. Elle ne faisait que ce qu’elle voulait. On ne pouvait pas la contrarier, c’était inutile, elle n’avait jamais de doutes, jamais d’incertitudes. Son parti une fois pris, elle n’admettait plus de contradiction. Son oncle, le pauvre abbé de Corday m’en a parlé dans les mêmes termes, comme d’une personne qui avait un caractère d’homme. Elle avait, en outre un esprit assez railleur, assez moqueur... Elle était susceptible de sentiments nobles et élevés, de beaux mouvements. Avec l’énergie dont elle était douée, elle s’imposait et n’en faisait jamais qu’à sa tête. Quoique dans la famille les femmes soient toutes énergiques, il n’y en avait pas qui eussent un caractère aussi décidé, aussi capable. Si elle eût commandé un régiment, elle l’eût bien mené, cela se devine ."

C'était Frédéric de Corday parlant de Marie-anne Charlotte Corday, la femme qui a assasiné Marat dans son bain, bien qu'elle soit criminelle, Charlotte est une femme de caractére, hantée par ses principes et ses moeurs, elle a commit son acte avec sang froid, parce que ce Marat L'ami du peuple a osé se féliciter d'avoir participer aux massacres de septembre 1792, une psychose des révolutionnaires, le sommet de leur violences sanguinaires, cet homme a offensé son sens de justice, et elle l'a éliminé.

 "Il suffit que je sois bien malheureuse pour avoir droit à votre bienveillance" ecrivit elle dans sa lettre. Mais on n'affronte pas le mal par le mal.

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 Marat par J.L. David

23:48 Publié dans Un bout d'histoire | Commentaires (0)

19 octobre 2009

La fosse de l'indicible

Par moments je me sens une imitation de moi même, une contrefaçon très mal faite, je réagis comme un automate, et je consomme et j’abime, par moments quand je manque d’inspiration, et que je ne produits plus, même pas un mot gentil pour consoler une personne, quand je me sens pathétique, inutile, un tas de pierres qui attend qu’on le jette, par moments ça m’arrive, on me dit c’est la vie ! Je dis la vie n’est pas un porte-manteau sur lequel on accroche nos échecs et nos erreurs, c’est moi, le problème, je n’arrête pas de penser, de faire fonctionner  mon cerveau à l’épuisement, pour aboutir à rien, c’est moi qui aime la vie, qui la cherche, la trouve, la touche, la goûte, me brûle, me cache, me relance, me déçoit, et elle, la joueuse, elle défile ses mirages, des illusions à perpétuité, je me laisse leurrer, et je l’aime un peux plus… « J’aime la vie » n’est ce pas ce livre de Christine Arnouthy, cette belle Kitsch qui aime la vie au point de finir par s’écraser sous les roues d’un camion !

Je manque d’inspiration, pourtant des femmes peuvent être heureuses sans inspiration, avoir ce qu’il faut d’une manière classique, pourquoi je suis embrouillée, et inapaisable, pourquoi je suis rabâcheuse, pourquoi je ne suis pas normale ?

Je manque toujours de quelque chose, mais d’abord je manque de lui, Barbaritto, qui est loin, et engagé dans une autre vie, et qu’on s’aime, une folie ! C’est comme voir qu’on fonce droit vers un mur et qu’on accélère comme même ! Bon je rumine l’histoire, comme on mâche sa propre chaire, c’est douloureux et amer, une autodestruction !

Je ne suis pas cette stupide romantique, alors je me demande si je l’aime vraiment ou si c’est un dessein de mon esprit fatigué, parce que je doute de ma capacité à transmettre un sentiment, si noble. Mais je le veux cet homme, cet homme qui n’est pas à moi, et j’ai inventé des histoires pour m’en dissuader, j’ai menti, j’ai dit l’avoir trompé, je suis partie, j’ai souffert, j’ai fait semblant, je l’ai blessé, mais il est revenu, et il m’a ouvert les bras, et moi enfiévrée, affamée, vaincue, agonisante,  je me suis accrochée, avant tout c’est mon meilleur ami, j’ai cru être capable de l’effacer, je n’ai réussit qu’à effacer la joie de mon cœur, et du sien, et maintenant impossible de l’imaginer subitement absent, pourtant je me torture l’esprit en imaginant la forme de la terre s’il sera dedans, « …un rêve récurant, parfois j’y songe, rarement juste une seconde, ou deux avant de la bannir, choquée, de mon esprit, je suis sure qu’il en va ainsi pour nous tous à propos des gens qu’on aime. C’est le triste corollaire d’un véritable amour, on se trouve obligé d’imaginer l’univers sans son bien-aimé, et d’en contempler une seconde ou deux l’horreur et l’abomination. Un coup d’œil au travers de la fissure sur le vide et le grand silence de l’au delà. » [ La vie aux aguets. William Boyd.]

Quand je pense à cette terreur, de le perdre, de voir une force ténébreuse l’entrainer vers un sommeil eternel, et qu’il est loin, et que personne me laissera le voir, ou lui apporter des fleurs, et que personne me consolera, quand j’y pense j’effleure l’évanouissement, impossible de continuer sans lui.

Que j’ai les idées noires, que je me bourre la tête avec des images machiavéliques, me flatte peu, mais je l’aime fichtrement pour ne pas m’affoler par moments.

Je ne dis rien à Barbaritto, c'est la fosse de l'indicible.

00:37 Publié dans Ab imo pectore | Commentaires (0)

18 octobre 2009

Electio

La Tunisie est en pleine  période électorale, le 25 ce gentil peuple aura « l'opportunité  d'exercer son devoir électoral dans la clarté, la transparence et le respect des principes de la compétition loyale entre tous les candidats, illustrant  ainsi le degré d'évolution et de progrès atteint par la vie politique en Tunisie, sur la voie de l'édification démocratique pluraliste » au moins c’est ce que le président a déclaré. Et c’est formels, bureaucratiques et protocolaires.  Et c’est bien dit.

Voyant les choses simplement, dépourvu des « gros mots », en politique j’ai un black-out, je présume comme ce gentil peuple, mais on a tendance à ne pas voir ce qui  saute aux yeux, pour commencer je trouve tout ça inutile, gaspillage de temps et de ressources, le RDC (parti au pouvoir) est enraciné, et il en aura encore pour cinq autres années, tant mieux d’ailleurs, à voir les candidats, un vrai cirque!

Que le RDC l’emportera avec  99%  est fort possible, ce n’est pas un mythe, ce n’est pas un jeu de mains, ce n'est pas une fraude, je suis absolument certaine que ce gentil peuple ne votera que violet (couleur du parti),  invraisemblable mais hélas vrai.

Je ne crois guère ceux qui protestent, personne n’aime le changement, personne ne voudra une autre personne au Palais de Carthage, alors tout ça me parait inutile !

Je reviens sur le sujet des candidats, je n’en connais que trois, (pourtant 7 partis sont parlementaires), à part l’actuel président très populaire ma foi, un certain Bouchiha SG du PUP, que l’échec en 2004 ne l’a pas découragé, et qui a pour slogan « progrès et justice », besoin de chercher à qui il a piqué ces mots! L’autre candidat Inoubli (je retiens à peine le nom !), SG de l’UDU, qui chante « solidarité, jeunesse… » Plagiaire aussi! Je ne sais pour quelle raison il se présente tout au long de la compagne avec une cravate… violette !! C’est comme voir Viktor Ianoukovytch avec un bracelet orange !

Un autre, Chebbi du PDP, écarté de la compétition suite à la réforme du code électoral, et d’après ce que j’ai compris légalement il ne peut pas déposer sa candidature, mais il proteste.

On peut bien les voir sur des panneaux publicitaires divisés en quatre compartiment égaux, chacun porte la photo du candidat avec un chiffre de 1 à 4, le 4 est toujours vide, le 1 porte la photo de Ben Ali, Inoubli (sacré nom « oubli ça» il peut deviner non ?) et Bouchiba respectivement le 2 et 3, attribution en fonction du pourcentage des députés au parlement.

Une indication rectangulaire sur laquelle il y’a noté « Les élections présidentielles » brise toutes les règles de symétrie et vient se placer uniquement au dessus du compartiment 1 d’une manière volontairement désinvolte.

Qu’est ce que le gentil peuple peut attendre de cette bande de fourbes ? Qu’est ce qu’ils apportent de si prometteur pour convaincre ?

Ignore t encore qu'il a fallu un Mitterrand pour écarter un Giscard Estain? 

 

 

 

 

03:51 Publié dans Au fil du temps | Commentaires (0)

17 octobre 2009

Pseudo-fiesta


podcast
Chin Chon Chow
de Louie Ramirez par Tandil Salsa.... ce rythme ensorcellé appelle à "la hacienda", mes os craquent!


podcast
du latin jazz, The New York Sextet... si seulement...


podcast
on hausse le ton, diabolique, qui peut résister?


podcast
Dos Gardenias, Social Club pour finir, le dessert, suave... on respire! mais No quiero otro amor...