09 février 2010

Victoire

"VICTOIRE : La plupart des éducations visent à enseigner la gestion de la défaite. Dans les écoles, les enfants sont avertis qu'ils risquent d'éprouver des difficultés à trouver du travail même s'ils décrochent le baccalauréat. Dans les familles, on s'efforce de les préparer à l'idée que la plupart des mariages débouchent sur des divorces et que la plupart des compagnons de vie s'avéreront décevants.
Les assurances entretiennent le pessimisme général. Leur credo : il y a de fortes chances que vous ayez un accident de voiture, un incendie ou une inondation. Soyez prévoyants, prenez votre police.
Aux optimistes, les informations rappellent matin, midi et soir que nulle part au monde les humains ne sont protégés. Écoutez les prédicateurs : tous annoncent l'Apocalypse, ou la guerre.

Échec mondial, échec local, échec individuel, seuls sont entendus ceux qui parlent de lendemains qui déchantent. Quel augure oserait annoncer que, dans l'avenir, tout ira de mieux en mieux ? Et au niveau individuel, qui oserait enseigner à l'école : que faire si vous obtenez l'oscar du meilleur rôle ?
Comment réagir si vous remportez un tournoi du grand chelem ? Que faire si votre petite entreprise s'élargit en une multinationale ?
Résultat : quand la victoire arrive, l'individu est dépourvu de repères et, bien souvent, il est si décontenancé qu'il organise vite fait sa défaite afin de se retrouver dans une « normalité » connue.
Edmond Wells, Encyclopédie du Savoir Relatif et Absolu, tome IV."

Extrait de L'empire des anges de Bernard Werber.

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07 février 2010

Le soleil de la nuit

El Sol de la Noche, Salsa Celtica (Scottland)
podcast

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02 février 2010

I'am what I'am

world-religion.gifLa religion n’est pas un devoir, c’est un besoin, au moins pour moi, un besoin d’adorer admirer et remercier un suprême, Dieu !

Je suis monothéiste parce que c’est plus logique et simple et loyal d’avoir un seul Dieu ! (premier pilier de l'islam).

 

Je suis musulmane par défaut, Mahomet affirme que l’on naît tous musulmans, et que c’est ses parents qui le rendent juif ou chrétien, bon le prophète n’a pas dit textuellement « musulman », le mot était quelque chose dans le sens nature, instinct, intuition… et il n’a pas ajouté musulman à côté des autres religions, ce qui a conduit les « faqihs » (juristes islamiques) à interpréter la citation de cette manière, du coup je me trouve musulmane parce que née de parents musulmans, grandi dans une société musulmane, imprégnée de sa culture, à part le ramadan et la déclaration de foi, occasionnellement lecture du livre sacrée (je lis la bible parfois), puis tunisienne (nos autres biculturels pseudolaiques) je ne peux pas me prétendre pratiquante.

Je suis peu spirituelle, je crois en la science (puisque biologiste), j’aime la Terre et ses habitants suffisamment pour ne pas faire mal.

Le mal c’est moi qui le définis, ma morale c’est moi qui l’établis, puisque Dieu nous a accordé ce « libre arbitre » et puisque l’éthique est absolument relative.

« I am the master of my fate, a dit W.E. Henely dans son Invictus, bien qu’excessivement prétentieux, on lui accorde pas mal de légitimité.

Enfin je suis laïque et polyreligieuse je "fais l’amour mais pas la guerre".

« La joie de vivre n'est-elle pas la meilleure manière de remercier Dieu d'exister s'il existe ? Et si Dieu existe, pourquoi serait-il un être maussade ? Seules exceptions notables : le Tao tô-king, sorte de livre philosophico-religieux qui propose de se moquer de tout, y compris de lui-même, et les gospels, ces hymnes que scandent joyeusement les Noirs d'Amérique du Nord aux messes et aux enterrements. » Bernard Werber, L’Empire des Anges.

Et j'aime le gospel et le rire.

Une religion qui n’est pas joyeuse, est une aberrance, Dieu n’est pas un monstre, Il crée, Il veille sur ses créatures, « His eye is in the sparrow », si je l’adore, ce n’est ni par peur de l’Enfer, ni par convoitise du Paradis, j’admire le créateur à travers les créatures, et je suis pleine de gratitude d’être si belle créature doté d’un tel cerveau, fragile et mortelle (quelle horreur que d'être éternel!!).

J’écris ceci parce que, j’ai passé une heure assise sur un banc à la Cathédrale Saint Vincent de Paul de Tunis (ce que je fais parfois), en sortant j’ai croisé une vielle connaissance qui m’a sorti « reste-t-il quelque chose que tu n’as pas essayé, t’es chrétienne maintenant », je n’ai pas répondu, d’abord je suis tout à fait libre de croire en ce qui beau me plaît et pas forcée de m’expliquer, puis je n’ai pas su exactement cerner ma position, je suis quoi ?

En ce qui concerne l’église, je trouve une explication parfaite dans ce passage écrit par Stig Larsson dans son Millenium (mon coup de cœur de fin d’année) :

« En tant que juif, il n'avait théoriquement rien à faire dans une église, mais c'était un endroit paisible qu'il rejoignait souvent quand il avait besoin de mettre de l'ordre dans ses pensées. Il considérait l'église comme un endroit qui en valait un autre pour réfléchir, et il était certain que Dieu n'y trouverait rien à redire. De plus, il y avait une grande différence entre le catholicisme et le judaïsme. Il allait à la synagogue parce qu'il cherchait la compagnie d'autres personnes. Les catholiques allaient à l'église parce qu'ils voulaient se trouver en paix avec Dieu. L'église invitait au silence et imposait que les visiteurs soient laissés tranquilles »

Je n’ajouterai rien, sauf peut être que la synagogue et la mosquée se ressemblent fort sur ce point (et bien d’autres points qui au lieu de rapprocher ses adeptes, ont fait d’eux les pires ennemis !!)

Mes propos ne vont pas plaire à certaines personnes, alors je dis, « je m'en fous carrément », je jouis d’une liberté de pensée presque totale (sauf les trucs de pubs et compagnie qui réussisent à infiltrer notre intégrité, je suis aussi vulnérable que tous mes congénères) et puis je suis sur mon blog et je jouis d’une grande liberté d’expression, enfin j'ai défini honnêtement mon opinion vis-à-vis de la religion, d'un point de vue islamique, Dieu n'aime pas "les oublieux" (qui ne font pas les cinq priéres) mais méprise infiniment les hypocrites (qui eux peuvent tout faire sans y croire!).

 

His Eye Is On The Sparrow, Lauryn Hill et Tanya Blunt
podcast

27 janvier 2010

Shehzad Noorani

Shehzad Noorani est un photographe free-lance bengle, née en 1966, il a couvert de grands évènements en Afghanistan, Iraq, Iran, Soudan, Sri Lanka et le Bangladesh.

D'autres missions pour des agences comme l'UNICEF l'ont amené à plus de 30 pays d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient, ses documentaires profonds ont été publiés dans les plus grands magazines et revues internationales.

Noorani, depuis ses débuts avec la photographie en 1987, met le projecteur sur l'existence des gens vivant au plus bas de l'échelle sociale politique et économique en Asie du Sud. Il a produit de nombreuses publications, photo reportages et présentations multimédia.

En 1999, il a remporté le prix Mother Jones  pour "Daughters of Darkness", un documentaire approfondi sur les travailleurs dans le commerce du sexe en Asie du Sud. Il a également reçu une mention honorable du "National Geographic’s All Roads Photography Program" sur son documentaire  "The Children of Black Dust".

Ses thémes préfrérés, les enfants, les femmes, les infortunés, l'environnement, la terre martyre.

Enfant, il a fui avec sa famille la violente guerre de libération du Bangladesh pour s'installer au Pakistan, son enfance difficile dans les rues et les usines de textile de Karachi l'ont rendu sensible aux malheurs des rejetons de la sociéte qu'il présente dans son travail.

Je suis confuse, toutes les photos me semblent interessantes et irritantes, celles là sont assez explicites.

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http://www.flickr.com/photos/81504640@N00/sets/

 

26 janvier 2010

Habiba Msika

 

habiba-msika.jpg

La vague des années folles a aussi touché Tunis, dans les années 1920, une femme exceptionnelle, cantatrice, danseuse, actrice, sex-symbol, Habibet-el-koll (l'aimée de tous), fait sa montée comme une fusée, brûle les coeurs au passage, des jeunes bourgeois tunisois, des hommes du pouvoir, jusqu'au prince Fouad d'Egypte.

Une avant-gardiste, libérée et audacieuse, elle a joué, Layla, Lucrèce Borgia, Desdemone, même Roméo (embrassant Juliette) mais son plus beau rôle était Habiba elle même, un phénoméne, Tunis était fou d'une femme juive issue d'un milieu populaire, qui ose sortir sans voile, avoir sa propre voiture et son propre chauffeur, se faire accompagner par des gardes du corps. Une vrai courtisane, la belle des belles, la tigresse aux yeux verts.

Et puis un ex-amant, Mimouni, amoureux fou et blessé, s'est introduit dans son appartement, l'inonde d'essence et la brûle dans son sommeil. Une mort aussi intense que sa vie.

Cette chanson, évoque un lit d'amoureux, câlins et cajoleries, bière et champagne, ivresse et baiser,

Ala Srir Ennoum Dalaâni, Habiba Msika
podcast

Je trouve que dans un sens Msika a contribué à l'émancipation des femmes tunisiennes, précisement avec son courage et son esprit d'indépendance, non pas en suivant à la lettre son train de vie,cette photo me rappelle Sara Bernhardt, Mata Hary peut être.

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23 janvier 2010

Gnossienne

The painted veil, Chocolat, Five little pigs, Paris de C.Klapisch, Man on wire de J.Marsh, Revolver de Guy Ritchie..., films de thémes différents, se trouvent tous avec une même mélodie magnifique, la premiére Gnossienne de Satie, du romantisme pur au thriller policier, du psychologique au documentaire, l'incontournable et intemporelle oeuvre se faufile légere et infinie parmi les scénes d'amour et de folie .

Pour souligner le spirituel, les liens invisibles, le métaphysique, l'intuition, l'intime, le divin, rien ne vaut une Gnossienne, il suffit d'écouter pour comprendre, une définition sonore de la pensée gnostique, une histoire sans fin.

Gnossienne n°1, Eric SATIE
podcast

Pour moi, cet air évoque immédiatement les paysages insolites de krast de la riviére Li, une brume après la pluie.

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18 janvier 2010

Enigme

Comment relier ces neufs points avec quatre traits sans lever le stylo ?

 

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Solution :

 

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On est souvent retenu de trouver la solution parce que notre esprit se cantonne au territoire du dessin. Or il n'est nul part indiqué qu'on ne peut pas en sortir.

 

Moralité :


Pour comprendre un système, il faut... s'en extraire.

 

L'Empire des anges, Bernard Werber

 

17 janvier 2010

Je hais les chats

Je n’aime pas les animaux ! Non ce n’est pas vrai, j’ai seulement du mal à les accepter en milieu urbain, à part les oiseaux qui ne quittent pas le ciel, tout autre animal "domestique" me parait encombrant, parasite, les rats et cafards de toutes les villes du monde, les corbeaux de Tokyo, les pigeons de Paris, les corneilles de Moscou, les moustiques de La Havane, les chiens de Bucarest, les chats de Montréal, et les chats de Tunis, il y en a partout, des rues qui empestent jusqu’aux restaurants chics de la banlieue, aux hôpitaux, aux facultés, aux établissements publics, dans les jardins, dans les trains, jusqu’à ma garde de robe et ma chambre à coucher, ils sont intelligents, provocateurs, audacieux, insistants, curieux, ils sont sales, se reproduisent beaucoup, ils sont très communs, hybrides, une race quelconque, particulièrement insupportables !

Je n’apprécie pas l’abattage des animaux urbains, je n’aime pas ôter la vie à un être vivant, disant que pour ce grand problème il n’y pas de solution qui m’arrange.

 

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Je suis contrainte de vivre avec ces créatures terribles, même chez moi, ma colloque avait un chaton qui a passé une année à me pourrir la vie, réveil à cinq heure sur son affreux miaulements, une grosse merde sous le lit, un tapis qui pue la pisse, déjeuné volé, et elle me confiait son chat morveux quand elle part pour quelques jours, c'est le chat le plus moche du monde, le plus gâté et le plus malin, il laisse ses poils partout, un batard de la rue, et puis quand je n’en pouvais plus elle l’a emmené chez sa mère, mais avant de se déguerpir, il a pris soin de me laisser un cadeau, une teigne tondante, qui m’a valu dix centimètre carré de cuire chevelu dépourvue de cheveux, un traitement de trois mois et un moral au raz du sol, je me sens moche sale et contagieuse, j’ai l’air d’un skinhead.

Mais en réalité ce n’est pas contagieux, le comble c'est que ce champignon infeste principalement les enfants, une microbe idiote qui se trompe!

Alors je déclare solennellement que je hais les chats de tout mon cœur, que je ne laisserai plus ces vermines m’approcher.

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15 janvier 2010

Par moments

Chaque vie est unique, on ne va pas se mettre à vivre la vie de quelqu’un d'autre seulement pace qu’elle nous semble un peu plus captivante, tout ce qui nous arrive a de l'importance même si c'est uniquement à nos yeux que ça compte, tout le monde, presque outré, va dire : "oui justement, mais non pas moi, ça ne me concerne pas !!! ", puisque c'est moi qui le dit, va croire que je le fais!

Seulement par moments, j’avoue que, depuis un temps, j’ai oublié à quoi ressemblait ma vie, maintenant je porte la vie d’un autre, je me moule, je fais semblant de ne pas savoir que ce n’est pas ma vie, mais je ne suis pas cette femme là et je ne peux plus revenir celle que j’étais !

Seulement par moments, je réalise quand je vois des preuves irréfutables que je joue un rôle, je devenais aussitôt actrice dans une pièce qui n’est la mienne, pire encore le rôle c’est de se cacher au coin pour masser les épaules et les pieds des acteurs!

Seulement par moments quand je réalise, je me trouve ébranlée, je me méprise, puis comme une autruche j'enfonce ma tête dans le sol, et je continue à faire semblant !

Par moments, comme ce soir, j’ai vu à quel point je me suis fait malléable, je me sens encore secouée, plus tard je redeviens l’autruche !

Par moments, j'aie une révélation, un instant d'extrême conscience, une chimère, et une petite voix de  V.Hugo qui ne se trompe pas, "Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux".

Par moment, je réalise que je m'offre, que je suis comestible, je m'indigne puis j'évanouis l'intuition et je me mobilise pour trouver un autre moyen pour me débarasser de ce qui reste de moi.

Par moments l'être humain peut se profiler d'une répugnance sans égal.

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14 janvier 2010

Blessures par..larmes

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Ce garçon "déchiré" se trouve dans la ville de Kanyabayonga, à environ 150 kilomètres de Goma, capitale de la province du Nord Kivu. La ville a été attaqué et pillé par des groupes armés. Ses habitants ont fui dans la forêt pour échapper à la violence et la moitié seulement d'entre eux est revenue. La photo a été prise par Olivier Asselin, journaliste canadien, pour UNICEF.


Les ravines que les larmes ont creusé sur ses joues remplacent tout commentaire.

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13 janvier 2010

Adagio

Pas besoin d'être musicologue pour savoir qu'un adagio est un petit air de magie qui met "à l'aise" de suite.

L'Adagio d'Albinoni, Remo Giazotto
podcast

L'Adagio pour cordes, Samuel Barber
podcast

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11 janvier 2010

Hommage aux Oranges

"Je me rappelle un petit bois d'orangers, aux portes de Blidah; c'est là qu'elles étaient belles! Dans le feuillage sombre, lustré, vernissé, les fruits avaient l'éclat de verres de couleur, et doraient l'air environnant avec cette auréole de splendeur qui entoure les fleurs éclatantes. Çà et là des éclaircies laissaient voir à travers les branches les remparts de la petite ville, le minaret d'une mosquée, le dôme d'un marabout, et au-dessus l'énorme masse de l'Atlas, verte à sa base, couronnée de neige comme d'une fourrure blanche, avec des moutonnements, un flou de flocons tombés.

Une nuit, pendant que j'étais là, je ne sais par quel phénomène ignoré depuis trente ans cette zone de frimas et d'hiver se secoua sur la ville endormie, et Blidah se réveilla transformée, poudrée à blanc. Dans cet air algérien si léger, si pur, la neige semblait une poussière de nacre. Elle avait des reflets de plumes de paon blanc. Le plus beau, c'était le bois d'orangers. Les feuilles solides gardaient la neige intacte et droite comme des sorbets sur des plateaux de laque, et tous les fruits poudrés à frimas avaient une douceur splendide, un rayonnement discret comme de l'or voilé de claires étoffes blanches. Cela donnait vaguement l'impression d'une fête d'église, de soutanes rouges sous des robes de dentelles, de dorures d'autel enveloppées de guipures..."

 

Alphonse Daudet, Lettres De Mon Moulin

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03 janvier 2010

Youth Today

Youth Today, Tyrone K Sullivan.
podcast

Tyrone K Sullivan est originaire de Jacksonville en Floride, il a fait l'invention dans l'industrie cinématographique, en introduisant FIF Muzik (Funky Inspirational Film Muzik), conçue pour cibler les grands réalisateurs cinématographiques et les superviseurs de musique de film, désormais en écoute de "la musique chrétienne" dans les bandes originales.

Ce morceau fait partie de l'OST de la série LIFE. J'apprécie beaucoup.

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29 décembre 2009

Je suis HETERO

Je suis allée dîner avec des amis et je me suis fait draguer par une gouine! Elle m'a bouffé des yeux, elle jouait avec sa langue et souriait, on a cru qu'elle avait les yeux pour l'un des garçons, mais il s'est avéré que c'était bel et bien moi qui l'intéressait, d'autant plus qu'on était deux couples, et moi le chaperon, je me suis amusée à m'imaginer avec une femme, non impossible je suis hétéro avec tout mes respects pour les invertis.

Enfin ça ne m'a pas flaté, je détéste qu'on me drague de cette maniére, je déteste qu'on me drague tout court, même quand c'est un garçon!

Avec Barbarito c'est le bordel, on se dispute tout le temps, et il a cessé de me faire la cour depuis un bail, quand c'est lui, je me sens aux anges, mais il a cessé d'être passionné, derniérement il a oublié de m'offrir mes fleurs comme chaque fois, il a la tête ailleurs!

Il me manque au point d'avoir "le mal de lui", au point de jouer l'indifférente!

Je ne le verrai pas le jour de l'an, j'ai le pressentiment que je ne le verrai que dans des mois, et ça me tue!

 

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24 décembre 2009

Joyeux Noel


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This Little Babe (BENJAMIN BRITTEN)


Carol Of The Bells (UKRAINIAN LEONTOVYCH)

podcast

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Le fil de l'araignée

Le prix littéraire le plus prestigieux du Japon porte le nom d’un certain Akutagawa Ryunosuke, un écrivain, dont quelques unes de ses nouvelles sont des chefs-d’œuvre au Japon, conteur de petites histoires fichtrement fantastiques, son style rigoureux se distingue nettement dans les quelques paragraphes qui composent chaque œuvre.

Akutagawa a mis fin à ses jours par ingestion de cyanure, me rappelant Mishima Yukio autre écrivain japonais qui s’est affligé le seppuku, je me demande comment on peut choisir de mourir quand on vit dans le pays le plus raffiné du monde!

Le fil de l’araignée, une nouvelle d’Akutagawa que j’aime beaucoup, une histoire à la manière de Lafontaine ou des récits de la mythologie grecque, brève déchirante, faute de traductions françaises, j’empreinte cette version contée par Aizen , http://flying-squirell-attacks.over-blog.com/

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Il était une fois un homme nommé Kandata,
c'était un criminel au cœur froid et d'une rare cruauté.
Il avait été voleur, escroc, manipulateur, assassin,
et avait fini par trépasser d'une mort violente à son tour.

Il se retrouva alors dans les ténèbres de l'enfer,
tantôt à croupir dans un lac de sang,
tantôt à marcher pieds nus sur la montagne épineuse.
Il ne vit autour de lui, que l'obscurité s'étendant à l'infini,
dans un océan de souffrance.

Plus haut, quelque part
dans une bulle universelle du cosmos,
L'araignée du paradis terrestre, l'amie de Shaka,
l'être absolu de lumière et d'éveil, dit:

"cet homme mérite peut-être d'être sauvé,
Par son unique bonne action, il a contribué à épargner
le minuscule insecte que je suis:
Au lieu de m'écraser,
il m'a laissée en vie."

Shaka ne parla point.
Mais acquiesça de la tête.
La petite araignée tissa alors son fil
qu'elle laissa descendre le long du puits.
Le fil d'argent descendit profondément dans les abîmes,
dans cet interminable tunnel.

L'homme recourbé par le poids de la douleur,
souffrait de toute son âme,
quand soudain il vit une lueur et leva la tête.
Un minuscule point de lumière brillait tout en haut,
au dessus de sa tête.

Il vit alors un mince fil argenté,
brillant d'éclat dans l'obscurité.
Et s'écria le cœur rempli d'espoir :

"j'ai trouvé le moyen de sortir d'ici!...
L'homme éclata de rire, dans un élan de folie.
"Mais voyons voir si ce fil est assez résistant,
pour me permettre de me suspendre à lui,
et me hisser jusqu'en haut!"

Il tira sur le fil, et celui-ci lui sembla étrangement solide.
Alors il se précipita pour se hisser à la force de ses bras,
en suivant le point lumineux au lointain.

"J'y arriverai cette fois, ricana le bandit,
personne ne pourra m'en empêcher!...
c'est la chance de ma vie pour m'échapper de ce trou!..."
Il montait, petit à petit, endurant l'effort avec peine.
Le point lumineux lui semblait encore trop lointain.

"J’y arriverai...j'y arriverai, grinça t-il des dents,
plus vite...plus vite...il le faut!..."

Soudain, il eut un doute:
Depuis combien de temps
était-il entrain de grimper le long de ce fil?

Une heure?
Un jour?
Une année?
Une vie?

L'homme douta subitement avec frayeur
de la résistance du fil.
"Résistera-il à mon poids tout au long de mon ascension?"
Il fut alors pris d'une terrible angoisse,
et pour la première fois, il regarda en bas.


L'homme fut terrifié par ce qu'il vit:
Beaucoup d'autres, comme lui,
attirés par la lumière,
s'étaient agglutinés et se battaient pour attraper le fil.
Certains commençaient déjà à monter.

Kandata cria avec fureur:
"C'est moi qui l'ai vu en premier! Arrêtez, n'approchez pas, redescendez!"

Les autres âmes, avides de leur propre salut, n'écoutaient pas.
Un amas de corps, souillé par la haine et l'avidité,
mais habité par l'espoir continuait de s'agrandir autour du fil.

L'homme s'empressa alors de monter de plus belle,
Mais s'aperçut qu'une autre âme l'avait rattrapé de vitesse,
et était parvenu presque' au même niveau que lui.

Kandata désespéré,
lui donna un violent coup de pied
et le fit tomber du fil.
Le corps chuta et fut rattrapé par les ténèbres.

"C'est bien fait pour toi,
jura l'homme dans l'hystérie,
voilà ce qui arrivera à tous ceux qui essaieront de me doubler!
Ce fil est à moi!"

Shaka, vit son action,
et eut le cœur rempli de compassion et de tristesse.
Il ne parla point.
Mais l'araignée compris, et coupa net le fil.

Araignée du matin, chagrin.
Araignée du soir espoir.
La vie ne tient qu'à un fil.


22 décembre 2009

Millenium

Je succombe à la saga suédoise du défunt Stieg Larsson, Millenium, pourtant d'habitude je fuis les oeuvres étalées dans les médias, la polémie me dégôute, sauf que cette fois je suis attirée, la couverture, "Emily the strange" ou "Mercredi Adams" au regard hostile et têtu, au collier vaudou aux têtes de poupées Barbie, le titre du premier tome, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, je n'ai pas pu m'empêcher de faire leur connaissance, ma curiosité dépasse mon dégôut.

Je me prépare aussi pour l'hibernation, je procéde à la dévorade des livres qui me tombent sous les mains, je me bourre de mots, d'expressions, d'idées, d'autres personnes, pourvu que je serai une autre l'année prochaine.

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Débris de fin d'année

J'ai un rhume, je n'ai pas quitté mon lit, je me suis réveillée vers euuh .... 17h, je me suis couchée vers 01h!!!!

Je n'ai pas quitté la maison depuis mercredi, sauf hier pour une heure de footing!

J'ai deux boutons rouges sur les joues!

Mes cheveux et mes ongles en voie d'extinction!

Je n'ai pas commencé ma bibliographie!

Je suis en vacances depuis avril!

En fin du compte, cette année est la pire de ma vie!

Je suis ravie que ce sera bientôt fini, je pense que je vais dormir jusqu'à l'an prochain!

En attendant mon hibernation imminente, je me nourrie.... de livres, hier c'était l'Attentat, maintenant j'ai dévoré les Dix Petits Négres, je vais attaquer La rue Morgue d'Edgar Allen Poe!

Je vous ai pas dit! Je suis aussi amatrice du polar anglophone, spécialement!

J'attends avec une délicieuse excitation (que j'ai perdu) voir Robert Downey Jr devenir Holmes, je suis fan des deux!

J'ai Presley, Um Kulthum, Zacarias Ferreira, Schubert et Aznavour dans la même playliste!

 

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20 décembre 2009

L'attentat

Je viens d'achever un Amélie Nothomb, L'attentat, et je me trouve perplexe, je me pose des questions du genre que je n'aime pas!!

De quelle catégorie de personne suis je? suis je belle de l'intérieur? suis je belle de l'extérieur? puis je me contenter d'être belle d'un seul côté? si oui, lequel me sera plus cher? entre un Laid à l'âme pure et un beau dieu superficiel le quel sera l'élu de mon coeur? suis je dans les normes? dois je être dans les normes? quel sont ces normes? qui met les normes?

Un livre gênant, étrange, Nothomb présente un romantisme "gotique" comme servir un kir au sang, couleur pourpre, le goût dépendra de celui qui en boit, je n'ai pas détesté son style, aussi extravagant que ses chapeaux noirs, j'ai admiré la maniére avec laquelle un écrivain de sexe féminin décrit les émotions et les fantasmes sexuels d'un personnage mâle et fictif, je doutais au début qu'Epiphane ne soit une femme, ensuite sa façon de considérer sa laideur m'en a dissuadé, ça ne peut être qu'un homme!

Voici quelques extraits, un plaisir qui se répéte tout au long de ses 152 pages;

"Ces instants de grâce furent foudroyants. Mis
bout à bout, cela ne faisait jamais que quelques
secondes, mais à mes yeux le navet entier s'en
trouvait justifié. Cent soixante-cinq minutes
creuses et moches pour dix secondes de splendeur,
cela correspondait aux proportions de
l'existence humaine : soixante-dix années de vie
pour une semaine d'extase."


"Quand on dit « Sibérie »,
personne n'a envie de sourire : c'est un mot qui
charrie la prison et la mort. Les gens normaux
n'ont pas envie d'explorer la Sibérie : il faut être
fou pour vouloir aller voir où coule le fleuve
Amour.
Et puis, n'est-il pas significatif que l'Amour
soit un fleuve, et non une montagne, un marécage,
une plaine ou un plateau ? Le fleuve n'estil
pas, par excellence, ce qui coule, ce qui
ne cesse de fluctuer ? L'amour n'est-il pas le
sentiment Je plus héraclitéen qui soit ? On
ne se baigne jamais deux fois dans le même
amour.
Le fleuve, c'est ce qui relie la terre à la mer, le

stable à l'instable, le connu à l'inconnu."

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18 décembre 2009

Le baiser

klimt le baiser.jpg

 

Un jour quelqu’un a dit, les souvenirs sont un moyen de s'accrocher au passé, certains sont ci douloureux qu'on voudrait les oublier, mais un souvenir peut aussi être un don, une chose qu'on peut visiter encore et encore dans le but de s'emplir d'un peu de bonheur, et parfois un moment devient un souvenir à l'instant où il se produit parce qu'il est tellement vrai, tellement pur et important qu'on veut s'en emparer pour toujours.


Je me fais des souvenirs, je me nourrie de souvenirs, maintenant un souvenir m’effleure, une soirée au mois de mai il y a presque deux ans, lui, un homme charmant, très sûr de lui, inaccessible, un petit peu snob sur les bords, amateur de beauté, me conduit chez moi, il se gare, je me trouve incapable de quitter la voiture, mes jambes me lâchent, mon cœur palpite, soudain une immense fatigue m’envahit, je soupire, ma tête s’alourdie, je la pose sur son épaule, comme une colombe survolant le monde trouve enfin l’auditeur de sa lettre.


Il s’est figé, j’entends une phrase, « j’ai quelque chose à te dire ! » J’écoute, puis rien!


Une main chaude saisi mon menton, un bras entoure mon cou, des doigts empressent mes joues, mes doigts s'agrippent sur la main, mes lèvres se repulpent, un visage m’observe, un souffle m’embrase, une bouche me caresse, humide, tremblante, mon cœur bondit, elle s’approche de ma bouche rendu ronde par ses doigts forts et doux, j'haléte, mes yeux refusent d’y croire, mais ma peau se brûle sous la sienne, ses lèvres enlacent les miennes, il me goûte, m’absorbe, s’affole et les mots pénètrent en silence.


Il n’a jamais dit cette chose qu’il voulait dire, mais j’ai compris.

Inconsciemment j’étais consciente que ça ne s’arrêtera plus, mais j’ai approuvé le besoin le plus primaire qu’il en soit, celui de parler, consciemment, l’homme d’une autre femme vient juste de m’offrir le plus cher baiser que j’ai jamais eu, et avec un bouquet de mots fou et magiques, moi je disais des mots logiques.


Je pense quand je le vois que Klimt nous a peint dans son Baiser, ou mon homme lui-même s’appelait Gustav dans une vie antérieure.

16:43 Publié dans Mes feuilles mortes | Commentaires (0)