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  • Electio

    La Tunisie est en pleine  période électorale, le 25 ce gentil peuple aura « l'opportunité  d'exercer son devoir électoral dans la clarté, la transparence et le respect des principes de la compétition loyale entre tous les candidats, illustrant  ainsi le degré d'évolution et de progrès atteint par la vie politique en Tunisie, sur la voie de l'édification démocratique pluraliste » au moins c’est ce que le président a déclaré. Et c’est formels, bureaucratiques et protocolaires.  Et c’est bien dit.

    Voyant les choses simplement, dépourvu des « gros mots », en politique j’ai un black-out, je présume comme ce gentil peuple, mais on a tendance à ne pas voir ce qui  saute aux yeux, pour commencer je trouve tout ça inutile, gaspillage de temps et de ressources, le RDC (parti au pouvoir) est enraciné, et il en aura encore pour cinq autres années, tant mieux d’ailleurs, à voir les candidats, un vrai cirque!

    Que le RDC l’emportera avec  99%  est fort possible, ce n’est pas un mythe, ce n’est pas un jeu de mains, ce n'est pas une fraude, je suis absolument certaine que ce gentil peuple ne votera que violet (couleur du parti),  invraisemblable mais hélas vrai.

    Je ne crois guère ceux qui protestent, ici personne n’aime le changement, personne ne voudra une autre personne au Palais de Carthage, alors tout ça me parait inutile !

    Je reviens sur le sujet des candidats, je n’en connais que trois, (pourtant 7 partis sont parlementaires), à part l’actuel président très populaire ma foi, un certain Bouchiha SG du PUP, que l’échec en 2004 n'a pas découragé, et qui a pour slogan « progrès et justice », besoin de chercher à qui il a piqué ces mots! L’autre candidat Inoubli (je retiens à peine le nom !), SG de l’UDU, qui chante « solidarité, jeunesse… » Plagiaire aussi! Je ne sais pour quelle raison il se présente tout au long de la compagne avec une cravate… violette !! C’est comme voir Viktor Ianoukovytch avec un bracelet orange !

    Un autre, Chebbi du PDP, écarté de la compétition suite à la réforme du code électoral, et d’après ce que j’ai compris légalement il ne peut pas déposer sa candidature, mais il proteste.

    On peut bien les voir sur des panneaux publicitaires divisés en quatre compartiment égaux, chacun porte la photo du candidat avec un chiffre de 1 à 4, le 4 est toujours vide, le 1 porte la photo de Ben Ali, Inoubli (sacré nom « oubli ça» il peut deviner non ?) et Bouchiba respectivement le 2 et 3, attribution en fonction du pourcentage des députés au parlement.

    Une indication rectangulaire sur laquelle il y’a noté « Les élections présidentielles » brise toutes les règles de symétrie et vient se placer uniquement au dessus du compartiment 1 d’une manière volontairement désinvolte.

    Qu’est ce que le gentil peuple peut attendre de cette bande de fourbes ? Qu’est ce qu’ils apportent de si prometteur pour convaincre ?

    Ignore t'on encore qu'il a fallu un Mitterrand pour écarter un Giscard Estain? 

     

     

     

     

  • Pseudo-fiesta


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    Chin Chon Chow
    de Louie Ramirez par Tandil Salsa.... ce rythme ensorcellé appelle à "la hacienda", mes os craquent!


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    du latin jazz, The New York Sextet... si seulement...


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    on hausse le ton, diabolique, qui peut résister?


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    Dos Gardenias, Social Club pour finir, le dessert, suave... on respire! mais No quiero otro amor...

  • La reine des prostituées

    mata-hari_com-1905-2.jpg

    Ce même jour de l'année 1917, une femme hors du commun, a été exécutée pour avoir causé la mort de 100 000 français, "Jugement prononcée au nom du peuple français, présentez les armes."

    Mais cette femme n'a pas peur de la mort "l'on mort, l'on dort, l'on renaît, la mort n'est rien", dit elle. Réveillée à 04:30, elle a bien dormi, s'adressant au capitaine du peloton d'exécution "je suis prête vous pouvez m'assassiner", sur le terrain elle plaisante, taquine les soldats, attachée à un arbre elle refuse qu'on lui bande les yeux, souriante en mépris elle reçoit douze coups de fusils dans le corps et un coups de grâce dans l'oreille.

    Le corps fut destiné à être disséqué par les étudiants en médecine, ce même corps autrefois décrit par un admirateur fervent, " IL y avait dans ses lévres que tant d'hommes aspiraient à baiser, quelque chose de bestiole. Quelque chose aussi d'animal dans ses joues et sa mâchoire, ses jambes, ses bras et ses yeux étaient d'une beauté parfaite. Ceux qui ont dit qu'elle avait les plus beaux bras du monde n'ont nullement exagéré.... Yeux magnétiques, énigmatiques, impérieux, changeants, doux, attirants, suppliants, mélancoliques, cruels, terribles..."

    Elle avait une mémoire extraordinaire, elle manifeste rarement ses émotions, très superficielle et douée pour les langues. Pour ces même qualités elle a été payé 50 000 francs la semaine (un employée touchait 180 f comme salaire à l'époque).

    Reine de la Belle Époque, Reine des prostituées, Shivas aux bras multiples, Agent H-21, mangeuse d'hommes, icône allemande, traîtresse française, et les titres se défilent.

    Petit hommage à une femme dont l'audace est légendaire, ange ou démon, ça importe peu du moment où l'on s'appelle Mata Harri.

    J'ai piqué quelques passages d'un livre que j'ai lu et que j'ai oublié le titre et l'auteur malheureusement ( c'est la biographie de Mata Harri, Eva Péron et la Reine Victoria) , à ma grande surprise je viens de tomber sur quelques notes que j'avais prise en le lisant, aujourd'hui le 15 octobre à 04:30 du matin, ça me file le frisson! Quelle coïncidence!

  • C'était l'été...

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    Je recherchais un article pour mon mémoire dans mes archives quand je suis tombée sur un papier  dans lequel j’avais écrit, j’en ai plein d’ailleurs, je m’amuse tant quand je les trouve après un bout de temps, ça me file une impression de déjà vu, certainement puisque je l’avais vécu, mais ça me revient doucement comme un rêve récurent, par moment je revis les mêmes sensations, le climat, les sons, les vues, des pièces de puzzle d’une image déjà vue entière, c’était un jour d’été, ce même dernier été (déjà fini !!), un brouillon ;

     

    Heureusement j’ai trouvé ce stylo dans mon sac, parce qu’on n’en vend pas  dans cette gare du sud (la gard –pour bus qui mènent aux villes qui se trouvent sud de Tunis), j’ai pris mon ticket pour rejoindre mes amies à Soliman, et je dois attendre vingt minutes, quelle poisse ! je veux rattraper le soleil, une baignade imprévue, c’est 16 heures déjà, bon j’attend rien à faire, je m’assoie sur un banc, j’ai pris soin de vérifier qu’il y a personne pour me le partager (égoïste ! non, j’évite les dragueurs), j’ai rien à lire, oh que si, un grand livre, les gens qui passent, et j’observe, inquiète bizarrement de tomber sur un visage familier, inquiète de paraître familière pour l’un d’entre eux, j’ai envie d’être inconnue, je suis inconnue déjà, et même bien cachée derrière mes lunettes qui dévorent la moitié de mon visage et mon chapeau aux larges bords fanés qui me donne l’air d’une espionne de la seconde guerre, juste en face une femme à la soixantaine ( je me crève les yeux pour deviner l’âge relative d’une personne), elle porte un foulard noué à la tunisienne, trois gros sacs, un long voyage, à côté deux hommes typiques je dirais, bermudas, mocassins, visages atones bronzés, on en voit partout, un soldat en uniforme verte, maigre presque affamé, y’a plus de bouffes aux casernes ou quoi ? Tiens une femme, jeune mariée à en juger des traces de henné dans les pieds, elle se tient sur des talons aiguilles comme un apprenti clown sur échasses, ses cheveux balayés en blond, les racines d’un brun foncé, des bracelets en or l’empoignant comme des menottes,  je cherche le mari, il est ou ? Ah le voila il leur achète une bouteille d’eau, un visage commun, son chemisier bleu ciel lui dépasse d’une taille…

    J’arrête d’observer les gens, ma tête cogne, c’est à cause de mon œil droit, j’ai mal à chaque clin, je dois changer mes lentilles à contact, oh merde c’est insupportable, s’il serait là il aurait couru chez l’opticien le plus proche m’en prendre d’autres – il me manque si mal, comme mon œil, à chaque battement à chaque clin.

    Je vais rattraper mon bus, je n’ai pas vu le temps passer, que c’est idiot, je voulais justement « le » passer en dévisageant les passants, il a fallu passer et me devancer, bon assez dit, je prends le bus.

    Là aussi rien à faire à part écrire, je me suis installée, j’ai bloqué le siège à coté de la fenêtre, j’ai pas envie d’avoir un curieux sur le dos, un homme dans la diagonale, plutôt pas mal, blond, yeux bleus trop mince pour être beau, j’ai horreur des hommes de tailles petites et minces, et des blonds aussi, devant, deux femmes d’âge moyenne, parlant sans cesse de leur maris de leurs filles, le discours typique, (trop de typique aujourd’hui – à quoi je m’attend bordel !!), oh maudit soit ce voyage les bavardises, l’homme mince à la jambe en plâtre (dès qu’il bouge il a l’air d’être sur le point de se briser en mille morceaux - du coup j’ai mal aux jambes !), et mon œil, et mon cœur.

    Arrêtes de bégayer !!! Ça fait une demi-heure tu trouvais le voyage en bus très instructif, très « voyage »…. Je me dis. C’est vrai, fatiguant, mais le plaisir de voir défiler le paysage banal puis soudainement  impressionnant en vaut la peine. Cet après midi ce n’est pas un long voyage, une petite escapade qui s’annonce ennuyeuse….

    Ah déjà la feuille quasi pleine, je vais pouvoir me régaler d’une « bonne lecture », je souris ça a l’air vachement  cocasse, une certaine tentative de répondre à la consigne qu’on voit souvent dans les exercices d’expression écrite « décrivez ce que vous voyez », un brouillon incohérent,  sans intérêt gribouillé sur une feuille froissée tirée du fond du sac, sur le support  mou qu’est ma cuisse, mais à mon bonheur je suis en voyage et je lis !!

    Oh mes ongles sont terribles, cassés, jaunis, défigurés comment j’ai pu sortir comme ça (arrêtes tu t’en fous pas mal !!!) je m’offrirai une séance de pédicure dès que j’aurais les pieds sur terres. »

    C’est fini l'été, l’automne nous envahit, pas celui de Tokyo ou New York, Tunis est déplaisant en automne, pas de feuilles d’érables rouges, pas de oiseaux, pas de balades en amoureux, que les insectes et les troubles coups de tête de Mr Climat.

     

    Photo: Lee Miller Portrait of space

  • Raz-le-bol

    J'en ai par dessus tête cette fois, je ne supporte vraiment plus ses propos sceptiques, résolument il n'a pas confiance en moi, du tout, il interprète tous mes gestes et paroles d'une façon malsaine, toujours de mauvaise foi.

    C'est qu'il est maladivement méfiant, ou que je n'inspire pas confiance, et si c'est le cas, comment pourrai t-il m'aimer si à ce point il doute de moi ? Et là tout s'effondra, je n'ai jamais toléré à une personne de me suspecter, je n'ai jamais aimé me justifier sur des choses débiles et pourtant il me fait subir un interrogatoire à chaque fois qu'il pette les plombs, monsieur ne veut pas paraître dupe, il insiste, il tient à avoir des explications, et moi ça me rend folle de rage, comment diable peut il seulement douter que je serais capable de le faire passer pour une dupe??

    S'il doute de ça , c'est que tout le reste n'a plus d'importance, et puis je n'ai pas le droit de monter sur mes plus hauts chevaux quand lui il passe au galop, je dois docilement répondre et me disculper, et il reprend des le début, oubliant quelques détails, ajoutant d’autres, gonflant le temps passé, n'admettant jamais qu'il en fait trop ou qu'il peut se tromper, et il m’arrête quand il ne veut plus écouter, il part avec la même idée qu’il avait au départ, tous mes efforts tombent à l’eau, et si je me tais ? Il s’emporte d’avantage et pour finir je dois absolument demander pardon, sinon j’en aurais sur la conscience, parce que c’est toujours lui le Bon !

    Et ça , mon Dieu, m'exaspère à un point que je me mords les doigts pour ne pas hurler, je garde une voix calme, j'essaye de faire ce qu'il veut, je ris parfois, pour me déstresser et rendre les choses ridicules, je veux en finir, mais hélas il pense que je le prends pas au sérieux et il hausse la voix, et je m'énerve d'avantage, de ma vie je n'ai jamais laissé une personne me trainer ainsi, même avec mes parents, quand on m'accuse je ne réagis pas, ou j'admets ou je sois innocente celui qui ne me croit pas qu'il aille se faire voir, je n'ai pas de compte à rendre à quiconque.

    Cependant, c'est avec lui seul que je me montre patiente et indulgente, je l'écoute je discute, je raconte la vérité et ça sonne faut toujours parce que bordel si j'ai envie de mentir ce sera parfais, je suis une bonne menteuse, mais je n'aime pas mentir, ça ne fait pas de moi coupable, et le hic c'est que tout le monde me crois quand c'est mijoté!

    Lui, il me pousse à bout, je sais qu'il a passé une journée affreuse au boulot mais pas pour autant en avoir après moi, ensuite m'en vouloir ne pas être à ses côtés quand tout va mal, oubliant que quand tout va mal, il s'acharne sur moi!!

    Heureusement que c'est au téléphone que tout se passe sinon j'aurai pu réagir autrement, je deviens odieuse et exécrable, et je ne supporte plus personne, vaut mieux ne pas m'approcher, j'ai un sacré sang froid que je perds à une seule occasion, qu'on m'accuse à tort et m'oblige à me justifier sans me croire.

    Ce qui m’irrite par dessus tout c'est quand on inverse les rôles, il me fait entendre ce que j'ai envie de lui dire quand c'est lui l'inquisiteur, et je m’abstiens  pour ne pas le blesser.

    La cause c’est que moi je pense qu’on dispose des mêmes droits, qu’on est égaux, et que lui il pense qu’une femme ne doit pas gueuler comme un homme quand elle perd les boules, sauf que je ne suis pas une femme à bouder doucement, ce n’est pas chic de délirer, mais diable je peux tuer moi !!!

    Je ne peux pas lui dire tout ça, je serais perdante et il ne verra que le mauvais côté comme toujours! Alors je compresse ma rage au point d'avoir des crises d'angoisse, dès que je m'allonge sur le dos un poids m'écrase les poumons, j'étouffe et je cherche une position confortable pour dormir, mais ce stress ne semble pas clément, ça commence avec un petit malaise, puis hoquets, puis des courtes apnées, je m'affole, je me léve je me calme mais ça reprend en boucle, raz le bol!

     

  • Du Schubert

    Une mélodie saisissante, l'opus 100, le Trio pour piano et cordes n°2 de Franz Schubert, ce second mouvement d'une grâce aérienne, un air troublant, trop bon, je ne peux que le partager.


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