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  • Shehzad Noorani

    Shehzad Noorani est un photographe free-lance bengle, née en 1966, il a couvert de grands évènements en Afghanistan, Iraq, Iran, Soudan, Sri Lanka et le Bangladesh.

    D'autres missions pour des agences comme l'UNICEF l'ont amené à plus de 30 pays d'Asie, d'Afrique et du Moyen-Orient, ses documentaires profonds ont été publiés dans les plus grands magazines et revues internationales.

    Noorani, depuis ses débuts avec la photographie en 1987, met le projecteur sur l'existence des gens vivant au plus bas de l'échelle sociale politique et économique en Asie du Sud. Il a produit de nombreuses publications, photo reportages et présentations multimédia.

    En 1999, il a remporté le prix Mother Jones  pour "Daughters of Darkness", un documentaire approfondi sur les travailleurs dans le commerce du sexe en Asie du Sud. Il a également reçu une mention honorable du "National Geographic’s All Roads Photography Program" sur son documentaire  "The Children of Black Dust".

    Ses thémes préfrérés, les enfants, les femmes, les infortunés, l'environnement, la terre martyre.

    Enfant, il a fui avec sa famille la violente guerre de libération du Bangladesh pour s'installer au Pakistan, son enfance difficile dans les rues et les usines de textile de Karachi l'ont rendu sensible aux malheurs des rejetons de la sociéte qu'il présente dans son travail.

    Je suis confuse, toutes les photos me semblent interessantes et irritantes, celles là sont assez explicites.

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    http://www.flickr.com/photos/81504640@N00/sets/

     

  • Habiba Msika

     

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    La vague des années folles a aussi touché Tunis, dans les années 1920, une femme exceptionnelle, cantatrice, danseuse, actrice, sex-symbol, Habibet-el-koll (l'aimée de tous), fait sa montée comme une fusée, brûle les coeurs au passage, des jeunes bourgeois tunisois, des hommes du pouvoir, jusqu'au prince Fouad d'Egypte.

    Une avant-gardiste, libérée et audacieuse, elle a joué, Layla, Lucrèce Borgia, Desdemone, même Roméo (embrassant Juliette) mais son plus beau rôle était Habiba elle même, un phénoméne, Tunis était fou d'une femme juive issue d'un milieu populaire, qui ose sortir sans voile, avoir sa propre voiture et son propre chauffeur, se faire accompagner par des gardes du corps. Une vrai courtisane, la belle des belles, la tigresse aux yeux verts.

    Et puis un ex-amant, Mimouni, amoureux fou et blessé, s'est introduit dans son appartement, l'inonde d'essence et la brûle dans son sommeil. Une mort aussi intense que sa vie.

    Cette chanson, évoque un lit d'amoureux, câlins et cajoleries, bière et champagne, ivresse et baiser,

    Ala Srir Ennoum Dalaâni, Habiba Msika
    podcast

    Je trouve que dans un sens Msika a contribué à l'émancipation des femmes tunisiennes, précisement avec son courage et son esprit d'indépendance, donnant au "libertinage" un sens artistique qui rend la liberté banale comparée à lui, donc admissible et peu choquante.

    Cette photo me rappelle Sara Bernhardt, Mata Hary peut être.