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  • "Du fond de la jarre"...

    femme-1_1199631669.jpg Ma petite sœur suit des études de guidage touristique, elle a fait ses premiéres sorties dans le sud de la Tunisie, Touzeur le portail du désert, Gbelli, Douz, Chott el jerid et autres noms vibrants de charme, chaleur et convivialité, de toute façon ça l'est pour moi, mais pas pour tous les habitants du nord, des près et champs fertiles, mers de verdure, de Tunis et ses forêts d'immeubles, le paysage saharien ne nous tente pas beaucoup, d'autant plus qu'on supporte mal le climat rude du sud, que seules quelques 500 kilométres nous séparent.


     Bref ma petite sœur me raconte ses découvertes avec un air amusé et surpris, tout comme ces touristes qu'elle "guide" je dirais convenablement, et je découvre qu'on ne connait que très peu notre pays, l'une des anecdotes nous a tous fait rigoler, j'ai déja visité Touzeur, et j'ai vu les femmes, les rares femmes dans les rues, toutes en tenue spéciale, la "lahfa" qui est un drap en laine noir mince mais pas transparent, pas comme celui des femmes du nord, qui portaient ( je ne les vois plus se balader ainsi sur Tunis) le "safsari" un drap fin en soie blanche, seulement je n'ai pas remarqué que cette "lahfa" porte une bande horizontale parfois blanche parfois bleue, et toute l'histoire c'est celle de la bande.

     

     


    L'esprit de tribu est encore dominant dans la région, il y'en a deux grandes familles, presque des tribus les "Chébbi", (famille du grand poéte Abu EL Kassem), et les "Hédfi", les femmes Chébbi portent les "lahfa" aux bandes bleues (plus fréquentes), et les Hédfi en portent en blanc, et si un malheureux Chébbi ose regarder une femme à la bande blanche, un regard pas très innocent, une guerre civile peut bien se déclencher, on ne joue pas avec les bandes, et les gens du sud.


    Je me rappelle avoir pris le risque de photographier des femmes dans une rue à Touzeur, des femmes Chebbi, je le sais maintenant!! je dis risque parce que un marchand me l'a déconseillé, il disait que c'est un manque de respect, c'est tout à fait légitime après l'histoire des bandes!!
    Mais il faut accorder à ces gens le mérite d'être des hotes très accueillants, modestes et naturels.

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    PS: Du fond de la jarre c'est la traduction littérale d'une expression tunisienne "min kaâ il khabia" et qui fait illusion aux jarres où nos grand-méres conservent le couscous, et au fond elle cachent des friandises, des surprises, des histoires comme celle-ci, dont on raffole, ça peut bien évoquer aussi les habitants "beldiya" d'une ville, je dirais autochtones en quelque sorte.

     

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  • Charlot... comme un sourire

     Le samedi 29 aout, aura lieu à Corsier-sur-Vevey, une course pédestre pour rendre hommage au grand Sir Charles Chaplin, le grand artiste n'a jamais cessé de me charmer, quand j'écoute "Smile" en version Modern Times ou la version du feu Jackson, je souris presque malgré moi, "Non-sense song" me fait rire comme une gamine, Chaplin a enchanté mon enfance, il enchante ma vie, immortel Charlot.

    Les paroles sans sens de "Non-sense song": charlie-chaplin.jpg
     
    Se bella giu satore
    Je notre so cafore
    Je notre si cavore
    Je la tu la ti la twah
    La spinash o la bouchon
    Cigaretto Portabello
    Si rakish spaghaletto
    Ti la tu la ti la twah
    Senora pilasina
    Voulez-vous le taximeter?
    Le zionta su la seata
    Tu la tu la tu la wa
    Sa montia si n'amora
    La sontia so gravora
    La zontcha con sora
    Je la possa ti la twah
    Je notre so lamina
    Je notre so cosina
    Je le se tro savita
    Je la tossa vi la twah
    Se motra so la sonta
    Chi vossa l'otra volta
    Li zoscha si catonta
    Tra la la la la la la

     

     

  • Blasée...

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                                                                                                           soliman

    Ce matin... en prenant mon café, je me suis sentie débordée, j'etouffe presque, la mer en face me parait indifférente, et j'ai eu une envie soudaine de fixer cet instant, de ne plus bouger, de devenir un tableau, je veux subir la vie au lieu de continuer à penser que je dois absolument fournir un effort pour vivre.